Symposium d’études internationales sur le Venezuela à Glendon

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Le Symposium d’Études internationales est un projet entièrement conçu et réalisé par des étudiants. Chaque année, un groupe se forme au sein du programme d’Études internationales de Glendon afin de mener des recherches sur un pays choisi, d’organiser un symposium sur des questions d’actualité et de visiter le pays en question comme étudiants, stagiaires ou travailleurs. Le groupe s’efforce ensuite de publier les résultats de ses travaux. Du remue-méninges initial aux articles destinés à la publication, toutes les étapes de ce projet reposent sur la motivation, le sens de l’organisation et le travail d’équipe des étudiants, et sur leur vif intérêt pour le pays qu’ils ont choisi d’étudier. Les articles et communications, de même que le symposium, témoignent d’un haut niveau de professionnalisme et jouissent d’un prestige certain, comme le soulignent les différentes marques de reconnaissances reçues et les prix remportés par les différents comités organisateurs au cours des quatorze dernières années.
Cette année, le Comité de recherche indépendante a arrêté son choix sur le Venezuela. Ce pays, parce qu’il est l’un des principaux parmi les producteurs de pétrole, joue un rôle déterminant dans la sécurité énergétique mondiale. C’est l’un des éléments qui lui permettent de conserver une position unique de chef de file au sein des Amériques. Pour le gouvernement vénézuélien, sous la houlette du président Chávez, le pétrole est un argument diplomatique et un moyen de faire progresser ses dossiers, non seulement au Venezuela mais également dans l’ensemble de l’Amérique latine.


Le comité organisateur du Symposium : en arrière, de gauche à droite - Nicholas Hersh, le professeur Domenico Mazzeo, Clara Wong, Ekaterina Malyuzhinets, Andrea Hiebert ; en avant, de gauche à droite - Andrew Campbell, Avril Lang, Katherine Hall

La volonté de Chávez d’aller de l’avant avec son projet de révolution socialiste a facilité la réforme d’un bon nombre de politiques sociales au bénéfice du peuple vénézuélien, dans les domaines de l’éducation et de la santé, par exemple. Mais ses décisions ne sont pas sans provoquer la controverse, et l’opinion publique, tant nationale qu’internationale, est divisée quant aux répercussions des politiques qu’il met en place. Résultat : des manifestations étudiantes à grande échelle au pays, et le refus des partis de l’opposition d’engager une campagne électorale contre le parti au pouvoir. Par ailleurs, des décisions audacieuses prises avec éclat sur la scène mondiale ont donné lieu à des échanges hauts en couleurs avec les acteurs internationaux. À vrai dire, les réformes de Chávez mettent à rude épreuve l’idéal démocratique de Simón Bolívar.

L’une de nos conférencières principales à l’occasion du Symposium sera Mme Adina Mercedes Bastidas Castillo, qui fut vice-présidente de la République bolivarienne du Venezuela de 2000 à 2002. Parmi les autres panélistes figurent Eva Golinger, Edward Mercado, Alex Grant, Paul Kellogg, Clara Herrera, Judy Rebick, Maria Victor, Maria Fitch, James Early et Carles Muntaner.

Le Comité de recherche indépendante sur le Venezuela est formé d’étudiants de quatrième année : Andrew Campbell, Katherine Hall, Nicholas Hersh, Andrea Hiebert, Avril Lang, Ekaterina Malyuzhinets et Clara Wong. Le groupe du Symposium invite chaleureusement tous les étudiants, professeurs et employés à s’inscrire à l’événement, qui aura lieu à Glendon, le 28 février 2009. Pour de plus amples renseignements, rendez-vous au http://www.venezuelasymposium.org.

Article proposé par Clara Wong, directrice des communications et de la logistique, Comité de recherche indépendante sur le Venezuela.


Publié le 25 February 2009