Protocole de Kyoto : l’opinion d’un professeur de Glendon fort prisée

Share

L’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto au Canada, le 17 février, a mis en valeur l’expertise de Jocelyn Martel, coordonnateur du Programme d’études de l’environnement et de la santé (département des études pluridisciplinaires). Trois stations de radio et de télévision, qui diffusent en Ontario et dans tout le Canada, se sont littéralement arraché les réactions du professeur Martel à cette occasion.

Le 14 février, des extraits d'entrevue avec Martel faisaient partie d'un reportage de Marc Godbout (reporter national à Toronto) diffusé lors du Téléjournal national de Radio-Canada. Le reportage portait sur la situation en Ontario par rapport à l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto et la problématique des centrales thermiques au charbon.

Le 15 février, Jocelyn Martel était interviewé en direct par Sylviane Jeanson, animatrice de l’émission Ondes urbaines, diffusée à Toronto et à Windsor sur les ondes de Radio-Canada. Elle lui a demandé quels étaient les problèmes qu’il anticipait pour le sud de l’Ontario, suite à la mise en application du Protocole de Kyoto.

Puis, le 18 février, toujours à Radio-Canada, l’émission Quelque part entre la 11 et la 17, diffusée à Sudbury et dans le nord de l’Ontario, présentait en différé une entrevue du professeur Martel réalisée par l’animateur Éric Robitaille. La discussion, encore une fois, portait sur l’Ontario et le Protocole de Kyoto, notamment sur la situation dans le nord de la province.

Le Protocole de Kyoto a été signé une première fois en 1997 par près de 180 pays, avec pour objectif la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), dans le but de stopper le réchauffement climatique de la planète et de contrer ses effets néfastes. Ce traité a été le premier à s’attaquer au problème des changements climatiques par le biais d’un engagement légal. Il est né du projet, lancé au Sommet de la Terre en 1992, de stabiliser les émissions de GES à leur niveau de 1990, et cela avant l’an 2000. Cet objectif n’a pas été atteint : au cours de la dernière décennie, les pays ont continué à subventionner l’industrie dépendante du pétrole et à augmenter constamment leur consommation de combustible fossile, malgré les engagements pris à Kyoto.

En 2004, la ratification du Protocole par la Russie a permis d’atteindre une masse critique de signataires : le traité pouvait enfin être mis en application, sept ans après sa signature. Son entrée en vigueur, le 17 février 2005, oblige le Canada à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 à 30 % entre 2008 et 2012.`

Le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a enjoint la communauté mondiale à aller de l’avant, à se conformer au Protocole de Kyoto et à agir promptement dans la mise en œuvre des étapes suivantes. « Il n’y a pas de temps à perdre ! », a-t-il déclaré.

Au Canada, tout comme dans d’autres pays signataires du Protocole, le débat est toujours vif : on pèse le pour et le contre, on étudie ses effets potentiellement néfastes sur le commerce, l’économie nationale et le budget des familles. Dans ce contexte, les remarques et commentaires de Jocelyn Martel mettent en lumière les conséquences écologiques et les effets à long terme du non-respect du Protocole de Kyoto par le Canada.

Article soumis par Marika Kemeny, agente de communications à Glendon


Publié le 24 February 2005