Glendon accueille le ministre des Finances de l’Ontario, Greg Sorbara

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Le ministre des Finances de l’Ontario, Greg Sorbara (B.A. de Glendon en études canadiennes, 1981), a pris la parole devant une salle comble, dans la chambre du Conseil de Glendon, le 26 janvier. Son exposé, qui avait pour titre « Ma vie après Glendon », lui a servi bien entendu de tribune pour commenter les dossiers principaux et les intentions du gouvernement provincial libéral récemment élu. Mais cela a été aussi, pour lui, l’occasion de retrouver son ancienne faculté et de raviver les souvenirs chaleureux qu’il en garde.
Greg Sorbara est retourné à l’école à l’âge de 30 ans, afin de compléter son baccalauréat, après avoir compris qu’il n’y avait pas d’autre moyen de réaliser son ambition de devenir avocat. Il a fait une demande à Glendon, qu’il considérait comme une faculté d’élite parmi les universités canadiennes, et a eu la joie d’apprendre qu’il y était accepté.

« Ça a changé ma vie », de dire le nouveau ministre provincial des Finances. « C’est là que j’ai découvert, dans un contexte universitaire, tout ce qui concerne le gouvernement et les fondements du pays. » Pour lui, Glendon a été un lieu d’apprentissage idéal, et un milieu qui lui a permis d’acquérir un bilinguisme fonctionnel. « Glendon avait, et continue d’avoir, trois avantages primordiaux », a déclaré M. Sorbara. « Ce sont : l’apprentissage des langues, l’excellence des programmes et la taille [du campus]. » Après son baccalauréat à Glendon, Greg Sorbara a poursuivi ses études à Osgoode Hall, où il a obtenu son diplôme de droit.

Après avoir donné un bref aperçu de sa carrière publique, dans un français fluide puis en anglais, M. Sorbara a affirmé qu’en tant que ministre des Finances, sa priorité absolue était l’éducation. De façon prévisible, la période de questions qui a suivi a porté sur l’augmentation rapide des frais de scolarité, le déficit provincial, les grandes promesses électorales concernant l’éducation, la santé et la protection de l’environnement, et les difficultés auxquelles font face les grands centres urbains, où vit maintenant la plus grande partie de la population canadienne.

G. Sorbara a déploré ce qu’il a appelé « la guerre faite aux professeurs par le précédent gouvernement provincial. C’était injuste, inconvenant, superflu. » Il a confirmé l’intention de son gouvernement de réparer les dommages et de stimuler les écoles pour qu’elles fonctionnent au mieux.

Le ministre des Finances a insisté sur le fait qu’il n’existe pas de réponse simple aux problèmes complexes devant lesquels le gouvernement se trouve. Il a expliqué que les augmentations d’impôts, pour beaucoup de raisons, ne résoudraient pas nos problèmes. D’abord, le gouvernement actuel a déjà dans une certaine mesure augmenté les impôts. Ensuite, notre taux d’imposition doit rester compétitif avec les taux des autres provinces et des États-Unis; autrement, les entreprises et les individus les mieux qualifiés seront tentés de chercher ailleurs des pâturages plus verdoyants… Il a fait remarquer que c’est au ministre des Finances que revient la tâche difficile de maintenir l’équilibre entre des revenus d’impôts suffisants pour que le gouvernement puisse faire son travail, et un taux d’imposition raisonnable.

De la même manière, dans le dossier de la santé, l’argent et les bonnes intentions ne suffisent pas. Plusieurs facteurs convergents nuisent à l’équilibre du budget de la santé : l’augmentation du coût des médicaments, la population vieillissante qui s’accroît, la longévité qui augmente et les revenus de l’État qui diminuent.

D’autres questions importantes, comme la nouvelle évaluation de la valeur actuelle des propriétés ou le système de transport en commun inadéquat et largement sous-financé, constituent des dossiers complexes qui ne pourront s’améliorer qu’avec le temps et l’engagement sérieux du gouvernement.

M. Sorbara a affirmé que les relations des provinces, entre elles comme avec le gouvernement fédéral, ont pris un tour optimiste. Le changement a commencé avec l’élection du premier ministre libéral du Québec, Jean Charest, un fervent fédéraliste. Avec le nouveau gouvernement libéral de l’Ontario et le changement de leadership à Ottawa, il y a une volonté affichée de mettre fin aux chamailleries et de collaborer plutôt en vue de reconstruire les villes et les infrastructures du pays.
La carrière publique de Greg Sorbara a commencé avec son élection comme député dans York North, en 1985, et s’est poursuivie avec sa réélection dans le nouveau comté de York Centre en 1987 et en 1990. Il a été nommé au cabinet en 1985 et nombre de portefeuilles lui ont été confiés dans les gouvernements libéraux de 1985 à 1990. Il a été notamment ministre du Travail, ministre des Collèges et Universités, ministre délégué à la Condition féminine et ministre de la Consommation et du Commerce. En 2001, il a été élu député dans Vaughan-King-Aurora, et nommé ministre des Finances quand les libéraux ont pris le pouvoir en 2003. En 1999, Greg Sorbara avait été élu président du Parti libéral de l’Ontario, poste qu’il occupe toujours. En 2003, il était aussi président de campagne pour son parti. Toute cette expérience lui sera certainement très utile dans les tâches auxquelles il doit maintenant faire face. Son approche réfléchie et le fait qu’il reconnaisse la complexité des questions en jeu donnent bon espoir que ces défis d’envergure seront relevés.

Le principal de Glendon, Kenneth McRoberts, a clos la soirée par un commentaire sur le fait que le ministre provincial des Finances Greg Sorbara représente l’idéal de Glendon : l’engagement envers le service public, la maîtrise des deux langues officielles du Canada et l’intention d’améliorer la vie des citoyens tout en s’efforçant de préserver notre environnement.

Article soumis par Marika Kemeny, conseillère en Relations publiques et communications à Glendon


Publié le 28 January 2004