Glendon Campus
York University
2275 Bayview Avenue
Toronto, Ontario
Canada M4N 3M6
Paul S. Rouleau, recipient of a Doctor of Laws, honoris causa, at the Glendon College Convocation Ceremony held on June 30, 2009

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Citation | Convocation Address | Acknowledgements | Y-File Article, Wednesday July 8, 2009



Citation

Kenneth McRoberts, Principal

M. le Chancelier, j’ai le grand honneur de vous présenter l’honorable Paul S. Rouleau.
M. Rouleau a obtenu un baccalauréat en administration de l’Université d’Ottawa en 1974 puis, en 1977, un baccalauréat en droit de cette même université. Il est aussi titulaire d’une maîtrise en droit commercial de la faculté Osgoode Hall de l’Université York. En 1979, M. Rouleau a été admis au barreau de l’Ontario.

Avant sa nomination à la magistrature en 2002, M. Rouleau a exercé le droit, se spécialisant dans les domaines du litige, du droit du travail et du droit de l’éducation. Il a grandement contribué à l’obtention de la reconnaissance des garanties juridiques de la population francophone de l’Ontario, par le biais de la création de conseils scolaires francophones indépendants et de l’octroi de financements adéquats pour l’éducation en français. Il a participé à la représentation de conseils scolaires, d’associations et d’individus dans des poursuites et procédures administratives concernant l’accès à l’éducation, le financement des écoles et d’autres aspects liés à l’éducation. En 1984, en collaboration avec Pierre Genest, il a plaidé avec succès la première grande cause en rapport avec les droits à l’instruction dans la langue de la minorité stipulés dans la Charte des droits et libertés. En 1986, dans la cause Marchand contre le Conseil scolaire du comté de Simcoe, il a plaidé avec succès le droit des francophones à une ‘éducation complète’ en français, ce qui a conduit le tribunal à exiger la création d’une école secondaire francophone. Au même moment, M. Rouleau représentait l’Association canadienne française de l’Ontario dans la célèbre cause de l’Hôpital Montfort.

En plus de ses activités de représentation devant les tribunaux, M. Rouleau a servi la cause de l’éducation des francophones en tant que conseiller scolaire francophone pour le Metropolitan Separate School Board de 1986 à 1991. Il a aussi conseillé le gouvernement de l’Ontario sur la restructuration du système d’éducation, laquelle a conduit à la création de conseils scolaires francophones indépendants.

M. Rouleau a fait partie de nombreux conseils et comités concernant la communauté francophone de l’Ontario. Il a été l’un des membres fondateurs de l’Association des juristes d’expression française de l’Ontario. En 1997, il a obtenu l’Ordre du mérite de cette association. En 1999, en reconnaissance de son leadership au sein de la communauté franco-ontarienne, le gouvernement du Québec lui a décerné l’Ordre des francophones d’Amérique.

Justice Rouleau’s exceptional qualities were recognized in 2002 by his appointment to the Ontario Superior Court of Justice and three years later by his appointment to the Ontario Court of Appeal. As justice, he has written majority opinions on a variety of issues, from the status of the French language in courts to employment standards to the extent which Ontario governing parties are bound by election promises.

Finally, Justice Rouleau has served York University in several capacities. He was Governor of the University from 1986 to 1992. More recently he has been closely involved with Glendon, serving on the Principal’s advisory committee and on the advisory committee of the Glendon School of Public & International Affairs

A leader to whom the Francophone community of Ontario has turned on many occasions and who has a played a critical role in the advancement of lhat community, Justice Paul Rouleau has assumed his responsibilities as lawyer and then judge with great distinction. He has made an inestimable contribution not only to the recognition of language rights in education but to the advancement of justice more generally in the lives of all Ontarians.

It is therefore most fitting, that I ask you, Mr. Chancellor, to confer upon Paul Rouleau the degree of Doctor of Laws, honoris causa.

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Discours prononcé lors de la collation des grades au collège Glendon le 30 juin 2009 – Convocation address, Glendon College, June 30, 2009

L’honorable Paul S. Rouleau

Monsieur le Chancelier, Monsieur le Président, Monsieur le Principal, chers diplômés, parents et amis des diplômés, j’aimerais en premier lieu féliciter tous les diplômés en cette grande et importante journée où leurs efforts et travaux sont couronnés de succès. Comme parent de 4 beaux garçons, je sais chers diplômés, que la fierté que vous ressentez est partagée par vos parents et amis qui vous ont soutenus dans vos efforts au cours de ces dernières années.

Évidemment, je suis aussi très fier du grand honneur que l’Université me confère, et cela, sur le campus de Glendon, un campus qui m’est cher. Mes premiers contacts avec Glendon remontent aux années 1980 quand j’ai été nommé au bureau des gouverneurs de York. J’ai tout de suite apprécié la contribution importante de Glendon en tant que campus dévoué à l’enseignement dans les deux langues officielles. Depuis ce temps j’ai travaillé avec une succession d’excellents principals pour assurer la croissance de Glendon et que les programmes qui y sont offerts demeurent pertinents à la communauté francophone et bilingue.

When I was thinking of what I might say today, the many achievements of your great Chancellor, Roy McMurtry, came to mind. Over the years he has demonstrated leadership and shown how a great man inspires ordinary people to do great things. Reflecting on his career and his many accomplishments, I realized that we shared certain characteristics, notably a commitment to a bilingual Canada and a willingness to effect change.

Paul S. Rouleau

Let me first speak of bilingualism. I have committed much of my life to the promotion of the French language minority of this province and of bilingualism generally. While I recognize that this day should focus on what is important to you and not to me, I nonetheless believe that we share a common understanding that bilingualism enriches our community, strengthens our country and prepares us for the continued internationalisation of our economic, political and legal systems. In many ways, Glendon is a microcosm of these values. Glendon is a very special place and we all share an affection for Glendon and what it stands for. Through your time here you will have come to realize that the French language and culture are not just the concern of Franco-Ontarians, but are a shared richness and asset that is the business of all Ontarians. Mastering more than one language broadens your mind and your perspective on the world. If the French language were to atrophy and disappear in Ontario, a core feature of how we define ourselves as Canadians would be lost to us here in Ontario for future generations.

Francophones have been present in southern Ontario for many years. The first school to open its doors here in Ontario was a French language school founded in 1786 in what is now the City of Windsor. The first settlement here in Toronto was “Le Fort Rouillé” built in 1750, where Exhibition Place is now located. That is a lot of history and confirms the deep roots anchoring the French language here in southern Ontario.

Glendon, la seule institution universitaire bilingue du sud de l’Ontario joue un rôle important pour Toronto, l’Ontario et le Canada. L’éducation est l’élément central du succès et de la vitalité des communautés de langues officielles en milieu minoritaire. Vous, les diplômés de Glendon, avez bénéficié de cet avantage du milieu bilingue qu’offre Glendon. Grâce à Glendon, vous avez tous eu la chance d’apprendre dans les deux langues officielles de notre pays, de vivre dans ces deux langues et de connaître ce qu’est la richesse du bilinguisme canadien. Grâce à cet avantage, vous êtes tous devenus des ressources importantes pour notre pays et il vous revient de faire connaître la valeur du bilinguisme canadien dans nos communautés.

Baba Dioum, un illustre sénégalais a dit (a) qu’on protège ce qu’on aime; (b) on aime ce qu’on comprend; et (c) on comprend ce qu’on nous a enseigné.

Quelle que soit votre nationalité, votre domaine d’étude, votre ville d’origine, ou votre langue maternelle, je suis persuadé que grâce à votre expérience ici à Glendon, vous comprenez ce qu’est le bilinguisme canadien et sa valeur. Cette compréhension, comme l’a dit Baba Dioum devrait mener à un amour du bilinguisme canadien et cet amour vous incitera à le protéger et en faire la promotion. Vous êtes tous bien situés pour jouer le rôle de trait d’union, d’interprète des deux grandes communautés linguistiques de notre pays et d’être les ambassadeurs du bilinguisme. I purposely chose the term ambassador. Ambassadors are diplomats who are often sent into new or unfamiliar territory to open up lines of communications and promote cooperation. With your help, an evermore robust Canadian bilingualism will enhance communication between Canadians and will also create new and better avenues for Canadians to participate in the increasingly important international dialogue with citizens from other countries.

When I look at the Glendon community I see diverse backgrounds, diverse countries of origin and diverse cultures. It is this diversity, this dynamism, this vitality that will ensure the success of the minority language community of this province and of bilingualism in Canada in the years to come. The complexion of the French speaking minority of Toronto and southern Ontario has undergone a lot of change in 250 years. The change I feel has been all to the good.

In that regard it is somewhat prescient that some 60 years ago the noted historian Arnold J. Toynbee wrote in his book “Civilization on Trial” that:

If the future of mankind in a unified world is going to be on the whole a happy one, then I would prophesy that there is a future in the old world for the Chinese and in the island of North America for the canadiens. Whatever the future of mankind in North America, I feel pretty confident that these French Speaking Canadians, at any rate, will be there at the end of the story.
You will have noticed that Toynbee said “canadiens” not quebecois. What is happening here in Ontario and particularly, here at Glendon, suggests that Toynbee’s prediction was accurate. It now falls upon you, the next generation of Glendon graduates, to ensure that Toynbee’s prediction holds true in the years to come.

J’aimerais maintenant adresser brièvement ce deuxième trait que le Chancelier McMurtry et moi partageons, celui que je décrirais de dérangeur, de catalyseur pour le changement. Votre Chancelier ne s’est jamais contenté du statu quo. Il cherche toujours à avancer les causes sociales, à progresser vers une société plus juste. Son engagement m’a inspiré à faire de même.

Like Chancellor McMurtry, you should not be scared to be labeled as an agitator. As Oscar Wilde aptly pointed out:
Agitators are a set of interfering, meddling people who come down to some perfectly contented class of the community and sow the seeds of discontent amongst them. That is the reason agitators are so absolutely necessary. Without them, in our incomplete state, there would be no advance towards civilization.

Je vous encourage donc à questionner, à innover, à déranger pour assurer notre cheminement vers une communauté plus juste et, j’ose croire, plus bilingue.

Chacun de nous a le pouvoir d’influencer et de changer le monde. C’est ce qu’on fait qui sert à définir qui nous sommes. Vous représentez un potentiel énorme, il ne vous reste que d’agir.

In conclusion, I again want to congratulate you for your great achievements that we all celebrate today. Much is expected of you as you set out on the next phase of life. With the benefit of the knowledge and experience you gained from your years at Glendon you have the tools necessary to influence and change things for the better and to build a stronger bilingual Canada. I am certain you will not disappoint. Je vous souhaite bonne route dans les sentiers de l’aventure qui vous attend.

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Remerciements – Acknowledgements

Kenneth McRoberts, Principal

Mr. Chancellor, Mr. President, colleagues, parents, friends and graduands.

Au nom de tous ceux qui sont ici présents aujourd’hui, je voudrais remercier Monsieur Rouleau pour son discours.

Vous avez très bien souligné l’importance de la langue française comme langue officielle du pays et, par ce fait même, l’urgence d'une présence
francophone forte en Ontario. En outre, vous avez parlé du bilinguisme comme valeur fondamentale du Canada, mais aussi comme atout majeur pour faire face à la mondialisation. Vous avez même proposé que nos diplômés soient des interprètes des deux grandes communautés linguistiques et des ambassadeurs du bilinguisme. Dans ces termes, vous avez bien reconnu l’importance de Glendon comme seule institution du sud de l’Ontario à dispenser un enseignement universitaire de langue française.

We are working in various ways to strengthen Glendon’s ability to meet its unique responsibilities. We have established a bilingual Master’s program in Public & International Affairs, a concurrent B.Ed to prepare students to teach in French immersion schools and a bilingual, even trilingual, International B.A. We are developing plans for new graduate programs and we are exploring collaborative programming with Collège Boréal and La Cité collégiale. Last year, the Ontario government awarded $20 million to upgrade and expand our campus facilities so that Glendon can be Southern Ontario’s Centre of Excellence for French-language and Francophone Post-secondary Education

At the same time, the second theme of your remarks is also most appropriate. Your suggestion that today’s graduates should be agitators for social justice is very much within the tradition of Glendon whose first principal, Escott Reid, once declared that :

I hope that the dominant group of students of Glendon College will be angry intellectuals, not complacently angry but self-questioning, angry intellectuals who are committed to improving the community in which they live, the country of which they are citizens, and the world which they occupy.

And so, the students who we are honouring this afternoon have very special qualities and skills, and also very special responsibilities. There are 339 undergraduate students, and 14 graduate students. I would like to mention several of them in particular.

I will start with Heider Reimer, who is winner of the Glendon Convocation Prize of Distinction. Also, Laura Cameron, winner of the Escott Reid Bilingual Excellence Scholarship, co-directed the Glendon Musical Ensemble. Kate Heximer received the Brazier Family Prize for student overcoming disability. Elhatar Mayer won the Glendon Student Service Award. Katherine Hall coordinated the Venezuela conference and was the GCSU Director of Clubs & Services. Jo Young is graduating at the age of 78.

En plus, Jean-Sébastien Marier a été membre étudiant du Sénat de l’Université et le président de Droits et Democratie. Cynthia Morinville a été directrice des affaires extérieures de l'Union des étudiants du Collège Glendon. Hani El Masri a servi comme président de l’UECG; Jean-Mikael Michaud a assumé cette fonction au cours de l’année actuelle.

En ce qui concerne les étudiants de deuxième cycle, trois étudiants se sont distingués par leurs résultats brillants : Maria Mirassol a terminé sa maîtrise en Traduction avec grande distinction. C’est aussi le cas de Helena Staruszkiewicz et de Luan Canaj, en Études françaises, qui ont terminé leur maîtrise avec brio.

Mes félicitations à tous les finissants et finissantes d’aujourd’hui.

Enfin, permettez-moi de remercier encore Monsieur Paul Rouleau pour son allocution et sa présence aujourd’hui parmi nous.

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Published on July 7, 2009