Glendon pleure le décès d’un membre très apprécié de son personnel, le professeur Daniel Simeoni

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Daniel Simeoni, professeur agrégé à l’École de traduction du Collège Glendon, directeur du programme de maîtrise en traduction et membre du programme d’études supérieures en lettres et sciences humaines.

Le week-end du 3 novembre, Daniel Simeoni est décédé subitement, à l’âge de 58 ans, à la suite d’une crise cardiaque. Il avait consacré son été à l’élaboration d’une proposition en vue d’établir un programme de doctorat en traduction, il contribuait activement aux travaux du Centre de recherche sur le contact linguistique de Glendon et collaborait à des recherches menées dans plusieurs universités sur des aspects de la traduction et de la culture.

Né en France, le professeur Simeoni a fait des études en linguistique théorique et formelle à l’École des hautes études en sciences sociales. Son intérêt pour le concept et les pratiques de la traduction est graduellement passé des aspects structurels et normatifs de cette discipline à la sociologie des traducteurs. Il est reconnu pour avoir été le premier à introduire la notion d’habitus dans le domaine.

À York, son influence et ses réalisations ont été marquantes depuis son arrivée en 1999. Il était passionné par son travail, qu’il décrivait comme une exploration interdisciplinaire des types particuliers de connaissances véhiculés et transformés par la traduction. En 2005, la communauté des traductologues lui a rendu hommage en le choisissant pour donner la session d’été du CETRA à San Pellegrino, en Italie. Le CETRA (Research Centre for Translation, Communication and Cultures) est un forum qui accueille près de 200 participants venant des cinq continents. Ces experts, en majorité de niveau doctoral, se réunissent pour étudier les aspects culturels et communicationnels de la traduction. Le dernier ouvrage de M. Simeoni, co-écrit avec Anthony Pym et Miriam Shlesinger, s’intitule Beyond Descriptive Translation Studies. Investigations in homage to Gideon Toury. Il sera publié par John Benjamins plus tard cette année.

Le professeur Simeoni faisait montre d’un dévouement exceptionnel envers ses étudiants. Voici ce que dit de lui Lyse Hébert, qui vient d’obtenir sa maîtrise en traduction et qui a également travaillé sous sa supervision pendant ses études doctorales à York : « L’enthousiasme indéfectible de Daniel pour mes recherches et celles des autres étudiants était inspirant. Il était un critique délicat et un professeur innovateur, un conseiller encourageant et imaginatif. Il m’a enseigné ce que signifie être un membre dévoué de la communauté universitaire. »

Pendant son bref passage à York, passage qui fut extrêmement bref, M. Simeoni a gagné l’amitié et l’admiration de ses collègues de tous les programmes dans lesquels il a travaillé. Il était devenu un visage familier au Collège : on l’apercevait en grande discussion tôt le matin, au détour d’un corridor, s’il y avait un problème à résoudre, il se rendait personnellement sur place, et à l’heure du lunch, toujours un sourire (et parfois un verre de vin).

Il laisse dans le deuil son épouse, la professeure Adrienne Chambon.

Le service funèbre aura lieu le mardi 6 novembre, à 16 h, au salon funéraire Morley Bedford, 159 rue Eglinton Ouest (près de Yonge). En témoignage de la préoccupation de M. Simeoni pour les étudiants aux cycles supérieurs en traduction de l’Université York qui ont besoin d’aide financière, la Fondation de l’Université York a créé le Fonds Daniel Simeoni. Au lieu de fleurs, ceux qui le désirent peuvent faire un don en ligne (http://www.yorku.ca/foundatn) ou faire parvenir un chèque libellé à la Fondation de l’Université York, avec la mention « Fonds Daniel Simeoni », à l’adresse suivante : F.U.Y., Édifice Ouest, 4700, rue Keele, Toronto ON M3J 1P3, Canada.


Publié le 5 novembre 2007