Global Brief trouve un nouveau partenaire et un nouveau domicile à Glendon

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Global Brief, la première revue canadienne d’affaires internationales, a été accueillie par l’École des affaires publiques et internationales de Glendon (ÉAPIG) – son  nouveau domicile – lors d’une cérémonie de lancement qui s’est tenue sur le campus de Glendon le 3 novembre.

Le rédacteur en chef et l’éditeur de Global Brief est Irvin Studin. Ancien boursier Rhodes, il prépare actuellement un doctorat en droit constitutionnel à la faculté de droit Osgoode Hall de l’Université York (pour en savoir plus sur Irvin Studin, voir la section plus bas). Alors que de nombreuses publications imprimées sont menacées de disparition, Studin et son rédacteur en chef adjoint Sam Sasan Shoamanesh – ami de longue date, diplômé de York (BA spécialisé, 2004) et avocat à la Cour pénale internationale – ont confiance dans le succès de la revue. (Pour en savoir plus sur Sam Sasan Shoamanesh, voir la section plus bas.)

Le premier numéro de Global Brief, publié plus tôt cette année, a reçu un accueil enthousiaste et unanime. Lorsque la revue a perdu son soutien financier, l’École d’études supérieures des affaires publiques et internationales, récemment ouverte à Glendon, a proposé son accueil. Ainsi, dès son deuxième numéro – distribué à l’occasion du lancement auquel ont assisté de très nombreuses personnes – la revue était déjà présentée comme une publication de Glendon.

À gauche (de g. à d.) : l’ancien ambassadeur canadien Chris Alexander, le rédacteur en chef de Global Brief Irvin Studin, le rédacteur en chef adjoint Sam Shoamanesh et le principal de Glendon Ken McRoberts

Global Brief, qui porte le sous-titre World Affairs in the 21st Century et dont le deuxième numéro est centré sur la question intrigante Who’s to Lead?, est une revue imprimée sur du papier glacé qui publie des articles, en français et en anglais, de certains des plus grands penseurs du Canada et du monde, dans un vaste éventail de domaines. Ainsi, dans le numéro d’octobre, l’article de Gwynne Dyer intitulé « The End of Global Oil Demand » côtoie les articles « On Great Men and Women » de Louise Arbour, « Russia’s New Ideocratic State » de Leonid Kosals, « Are There Any Bismarcks in the House » de Moshe Milevsky et « Artists and Revolution » de George Elliott Clarke.  L’ancien ambassadeur du Canada à Kaboul, Christopher Alexander, examine dans son article « Afghan Futures » l’avenir de l’Afghanistan et Hubert Védrine, ancien ministre français des Affaires étrangères et actuellement président de l’Institut François Mitterand, pose la question « L’Europe de 2020 – Leader stratégique ? ».

Studin et Shoamanesh considèrent leur publication comme une plateforme de discussion pour le 21e siècle, unique en son genre, qui favorisera les débats de haut niveau sur les politiques internationales, la géopolitique, les affaires, la culture, la religion ainsi que les tendances et les événements mondiaux revêtant une importance cruciale. « La Grande-Bretagne a The Economist, la France Le Monde diplomatique et les États-Unis Foreign Affairs et Foreign Policy, et nous espérons combler, avec notre revue, le manque existant dans ce domaine au Canada », a dit Studin.

À droite (de g. à d.) : le principal McRoberts, les professeurs Michael Barutciski, Ian Roberge et Marie Lavoie

« Notre ambition [en publiant Global Brief] est de devenir le principal forum de discussion sur les affaires internationales dans notre pays », a ajouté Shoamanesh. « Le calibre des collaborateurs de la revue assure la qualité de notre produit. Les futurs collaborateurs devraient inclure l’ancien secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan, l’ancien président de la Cour pénale internationale Philippe Kirsch, l’historienne canadienne et professeure à l’Université d’Oxford Margaret McMillan, et le journaliste et cinéaste Alexandre Trudeau, pour n’en citer que quelques-uns. »

Dans son discours d’accueil, le principal de Glendon Kenneth McRoberts a souligné que Global Brief s’inscrit parfaitement dans la vision de Glendon selon le premier principal Escott Reid, à savoir un collège bilingue d’arts libéraux ayant pour mandat de former les futurs leaders du pays. « La diversité de l’enseignement offert sur ce campus s’est considérablement élargie avec l’ouverture de la nouvelle École des affaires publiques et internationales, le lancement du Centre de recherche sur les défis mondiaux prévu prochainement et l’arrivée de Global Brief », a déclaré McRoberts.

« Nous avons grandi au Canada, nous avons lu et écrit des articles sur ce pays et sur le monde, mais aucune revue ayant une portée internationale n’était publiée ici », a déclaré Studin à l’occasion du lancement. « Le Canada est une société principalement tournée sur elle-même et il est donc nécessaire d’inciter sa population à examiner le monde et les affaires étrangères d’une manière plus pointue. Global Brief est une revue canadienne, a-t-il ajouté, mais elle n’est pas seulement écrite par des Canadiens pour des Canadiens. Dirigée par une équipe canadienne, elle s’adresse à un public mondial. La version imprimée publie des articles en français et en anglais, et la version en ligne est multilingue. » Studin a souligné la contribution des autres responsables de la publication : le rédacteur en chef adjoint et conseiller spécial Shoamanesh, et Louis Fishauf, l’un des graphistes les plus renommés du Canada, qui est responsable des concepts de design de la revue.

À gauche (de g. à d.) : le principal McRoberts; le directeur des programmes pour cadres, Schulich School of Business, Alan Middleton; le directeur de l’ÉAPIG Alex Himelfarb

Le conférencier principal de l’événement était Christopher Alexander, premier ambassadeur du Canada à avoir résidé à Kaboul et ancien représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies en Afghanistan. « Global Brief […] capture l’esprit de notre temps, a déclaré Alexander. La revue n’est pas seulement centrée sur le monde anglophone occidental. Elle nous emmène au-delà de notre cadre habituel de réflexion, débat de questions mondiales dans plusieurs langues et regroupe de remarquables écrivains du monde entier. » En parlant de sa propre contribution au numéro d’octobre, Alexander a précisé que Studin l’a encouragé à aller au-delà des questions habituelles, à explorer les avenues possibles pour aider l’Afghanistan et à se demander si ce pays sera un jour gouvernable. « J’apprécie de pouvoir explorer plusieurs scénarios aux côtés d’auteurs exceptionnels », a dit Alexander, qui a souligné l’importance et les retombées positives de tels débats. « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde dont les réalités changent rapidement, a-t-il ajouté. Les vingt années qui ont suivi la fin de la guerre froide ont conduit à une énorme prospérité économique, mais aussi à de sérieuses menaces dans de nombreuses régions du monde. Il est important de discuter, sous différents angles, de cette dichotomie et Global Brief a un rôle très important à jouer à cet égard. »     

Plusieurs membres de la communauté de Glendon participent à la production permanente de la revue, notamment les professeurs de l’ÉAPIG Marie Lavoie et Michael Barutciski qui travaillent comme rédacteurs adjoints. Quatre étudiantes du programme de Maîtrise en affaires publiques et internationales – Michelle Collins, Alice Gheorghiu, Marie-Anitha Jaotody et Mary Elizabeth Simovic – sont rédactrices débutantes, ce qui leur permet d’acquérir une expérience pratique unique au sein d’une publication de renommée internationale.

À droite (de g. à d.) : les quatre rédactrices débutantes et étudiantes en maîtrise Mary Elizabeth Simovic, Michelle Collins, Marie-Anitha Jaotody et Alice Gheorghiu

« Nous avons une formidable occasion de mettre en pratique ce que nous apprenons en classe, a dit Gheorghiu. Passer en revue les arguments d’écrivains connus représente un travail intensif et intimidant. »

« Faire de la rédaction nous donne un réel avantage, en tant qu’étudiants, pour comprendre des points de vue intellectuels en dehors des manuels, et nous apprenons beaucoup de choses », a ajouté Simovic.

« En participant aux aspects pratiques de la production de la revue, nous améliorons nos compétences en réseautage et en rédaction et nous découvrons les étapes menant à la publication. Aucun cours ne pourrait nous offrir une telle expérience », a expliqué Jaotody.

Collins a déclaré : « En tant qu’étudiantes intéressées par les affaires internationales, nous trouvons notre travail pour Global Brief passionnant, car la revue traite principalement de questions internationales et a une vision ambitieuse de ce que les Canadiens peuvent apporter au niveau mondial. Nous avons aussi la chance unique d’être en contact avec de grands penseurs du Canada. Cet environnement nous incite vivement à réfléchir de manière critique au rôle que le Canada peut jouer dans le monde. »

En plus d’être une publication trimestrielle, Global Brief est aussi une revue électronique constamment mise à jour. De nouveaux articles en français et en anglais sont régulièrement publiés et des blogues paraissent quotidiennement dans sept langues – ce nombre passera à dix dans le prochain numéro.

« Il est tout naturel que Global Brief fasse partie de l’École des affaires publiques et internationales de Glendon, a déclaré le directeur de l’ÉAPIG Alexander Himelfarb, car conformément aux objectifs de l’École, cette revue intègre la recherche et les activités académiques à l’application pratique des connaissances et aux politiques publiques. En outre, Global Brief contribue à faire le lien entre les questions nationales et internationales, un aspect de plus en plus important dans le domaine des politiques publiques. »

Pour en savoir plus sur Irvin Studin

Irvin Studin est diplômé de la Schulich School of Business de l’Université York, de la London School of Economics et de l’Université d’Oxford où il a été boursier Rhodes. C’est aussi un boursier Trudeau. Il enseigne à la Toronto’s School of Public Policy and Governance de l’Université de Toronto. Pendant plusieurs années, Studin a travaillé au Bureau du Conseil privé (ministère du premier ministre) à Ottawa, ainsi qu’au ministère du premier ministre et au cabinet du gouvernement australien à Canberra. Première recrue du Programme de recrutement de leaders en politiques créé par le gouvernement canadien, il a co-rédigé la politique de sécurité nationale canadienne de 2004 et a été le principal auteur de la politique nationale anti-terroriste de l’Australie datant de 2006. Studin publie fréquemment des articles dans Policy Options. Il est le rédacteur en chef de What is a Canadian? Forty-Three Thought-Provoking Responses (McClelland & Stewart, 2006).

Pour en savoir plus sur Sam Sasan Shoamanesh

Sam S. Shoamanesh est un avocat spécialisé dans le droit international. Il a acquis une vaste expérience dans ce domaine au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie établi par les Nations Unies, à la Cour internationale de justice et à la Cour pénale internationale où il exerce depuis 2005. Il détient des diplômes en science politique de l’Université York (Toronto) ainsi qu’un LL.B. (common law) et un LL.L. (droit civil) de l’Université d’Ottawa. Shoamanesh a été rédacteur en chef et membre du conseil de la Revue de droit d’Ottawa. Il est membre en règle du Barreau du Haut-Canada. Il a reçu une formation très poussée en droit international et en négociations générales et diplomatiques, notamment aux Nations Unies à Vienne, à la Harvard Law School, à l’Université d’Oxford, au Jordan Institute of Diplomacy, à l’École nationale d’administration (Paris) et à The Hague Academy of International Law. Il a beaucoup publié, notamment des articles sur les affaires internationales et la politique étrangère dans les revues Harvard International Review et MIT International Review. Il est actuellement basé à La Haye, aux Pays-Bas.

Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon


Publié le 20 novembre 2009