Une professeure de Glendon examine l’architecture des ambassades canadiennes

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L’histoire peut être explorée à partir de nombreux points de départ, comme le prouve Marie-Josée Therrien (à gauche), professeure à Glendon, dans son nouveau livre sur l’architecture des ambassades canadiennes dans plusieurs régions du monde. Le livre va au-delà de l’analyse des bâtiments et de leur architecture en fournissant un résumé complet des tendances politiques et des événements au Canada entre 1930 et 2005 (la période couverte par le livre) ainsi que des informations sur les pays où ces ambassades ont été construites.

Le livre de Mme Therrien a récemment fait l’objet d’un compte rendu dans
L’Express (29 novembre 2005), l’hebdomadaire francophone de Toronto. L’article débutait par une citation de l’architecte manitobain Étienne Gaboury, qui a dessiné les plans de l’ambassade canadienne à Mexico. Selon M. Gaboury, « une ambassade, c’est une anomalie : un immeuble-pays à l’intérieur d’un autre pays. Pour être cohérente avec son contexte et son mandat, elle doit refléter à la fois la région et le pays où elle est bâtie, tout autant que le pays qu’elle représente ».

Mme Therrien partage tout à fait cet avis.

Le Canada est un pays relativement nouveau dans le milieu des ambassades et de la diplomatie, ce qui explique que l’auteure ait couvert la période où la diplomatie et les ambassades sont vraiment devenues une partie importante des affaires étrangères canadiennes. Parmi les bâtiments examinés à la loupe, se trouvent les ambassades canadiennes à Tokyo (conçue par Moriyama), Paris, Bonn, New Delhi, Varsovie, Mexico (conçue par Étienne Gaboury) et Washington (conçue par Arthur Erickson). Mme Therrien décrit leur architecture en relation avec la période et le lieu de leur construction, créant une image historique cohérente, claire et riche en informations.

Le livre trouve son origine dans la thèse de doctorat de Mme Therrien, qui l’a beaucoup remaniée afin d’en faire un livre facile à lire et accessible à tous. Les descriptions, parsemées de notes historiques, sont accompagnées de photos de quelques extérieurs d’ambassades, ainsi que de dessins architecturaux et de plans d’étages. Un glossaire de termes d’architecture, comprenant des explications sur des caractéristiques uniques et des tendances stylistiques, ainsi qu’une impressionnante bibliographie clairement organisée par sujet et lieu géographique encouragent le lecteur à approfondir ses connaissances.

À gauche: "Le Bunker rose" du Canada au Mexique (Étienne Gaboury, architecte) utilisant les pierres de la région pour rendre hommage à l'architecture des anciennes civilisations du Mexique. (Photo: B. Morrissette, Le Soleil, 25 juillet 1981.)

Marie-Josée Therrien est une écrivaine talentueuse et une conférencière chevronnée et enthousiaste. Professeure depuis cinq ans, elle s’est jointe cette année au Département d’études pluridisciplinaires de Glendon, où elle propose aux étudiants un choix de nouveaux thèmes et domaines d’études. Elle enseigne actuellement un cours d’anglais de troisième année intitulé « Ideas, Culture and Visual Arts ». L’année prochaine, elle devrait enseigner un cours au nom très attirant : « Car Culture ». Elle est aussi professeure au Ontario College of Art and Design (OCAD).

« Mon objectif est d’aider les étudiants à acquérir une compréhension personnelle des images, a dit Mme Therrien. J’adore l’enseignement. Dès le premier jour, j’ai su que c’était pour moi. » Aussi à l’aise en français qu’en anglais, elle apporte à ses étudiants une riche expérience, ayant auparavant travaillé dans des organisations comme l’Office national du film et le Musée canadien des civilisations. Historienne de l’art, elle se dit consciente de tous les intervenants et de toutes les influences en art : le mécène, l’artiste, le moment dans l’histoire et le lieu géographique. Marie-Josée Therrien continue aussi ses travaux dans le domaine du patrimoine canadien et de la muséologie tout en poursuivant ses recherches sur l’architecture moderne au Canada
.

« Au-delà des frontières. L’architecture des ambassades canadiennes, 1930-2005 » par Marie-Josée Therrien a été publié en 2005 par Les Presses de l’Université Laval, Québec.

Cet article a été soumis par Marika Kemeny, spécialiste en communications du Collège Glendon.


Publié le 14 décembre 2005