« L’espagnol sans frontières », un collage coloré de cultures hispaniques

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« La plume est la langue de l’âme », dit Cervantès dans Don Quichotte. Le 8 mars, le Club hispanique de Glendon a exploré cette idée en présentant « L’espagnol sans frontières : rencontre avec la langue espagnole par le biais de ses textes littéraires ». Orchestrée par l’organisation étudiante, la soirée de littérature et de musique était de taille à faire oublier certains stéréotypes « latinos » de paresse et de procrastination, en manifestant l’énergie phénoménale et en étalant la grande diversité des cultures que nourrit la langue espagnole.

En vedette, des étudiants de Glendon et bon nombre d’invités, qui ont récité ou lu des extraits de leurs propres poèmes et nouvelles, ou d’autres textes littéraires. Margarita Feliciano, professeure émérite à Glendon, est l’une de celles qui ont partagé leurs écrits. Poète italo-argentine, Mme Feliciano est la coordonnatrice du programme de certificat en traduction anglaise et espagnole de Glendon. Elle est spécialiste de critique et de traduction littéraires dans un grand nombre de langues. L’invitée spéciale de la soirée était la poète israélienne Margalit Matitiahu, qui a lu des extraits de son œuvre, écrite en ladino, une langue judéo-hispanique en voie d’extinction. Dérivé principalement du vieux castillan (« l’espagnol ») et de l’hébreu, le ladino est parlé par de petites communautés séfarades en Israël et dans plusieurs autres pays. Mme Matitiahu était à Toronto à l’occasion du Festival des films hispaniques, qui présentait son film León, un portrait des vestiges actuels de la tradition séfarade.

David Tenorio, étudiant de deuxième année en études hispaniques, est vice-président du Club hispanique de Glendon et l’un des organisateurs de la rencontre. « Nous avons reçu l’appui enthousiaste du département d’études hispaniques [de Glendon] pour l’organisation et la promotion de cette soirée culturelle », a-t-il déclaré. Le consulat espagnol à Toronto a contribué de généreuse façon au financement de la soirée. Les organisateurs ont manifesté leur gratitude également à l’égard de Francesca Di Rosa, administratrice des programmes du département d’études hispaniques : son travail et son soutien inépuisable à la réalisation de l'événement lui ont valu le surnom de « marraine la bonne fée »!


La soirée a été haute en couleur et très animée. Les lectures littéraires étaient ponctuées de danses folkloriques mexicaines et chiliennes, exécutées par des troupes au sein desquelles figuraient plusieurs diplômés de Glendon. Et il y avait abondance de mets délicieux… Près de 50 personnes se sont déplacées pour découvrir, de façon fort agréable, les multiples visages de la culture hispanique. La soirée a été diffusée par Omni Televisión, dans le cadre de l’émission Hispanic Roots.

D. Tenorio nous a confié sa joie devant le succès de « L’espagnol sans frontières ». Originaire du Mexique, il s’est dit impressionné par « le vif intérêt manifesté par un pays majoritairement anglophone [comme le Canada] pour les cultures étrangères. Ça reflète la tolérance de la société et l’ouverture à la diversité culturelle qu’elle prône ».

Vous pouvez obtenir de plus amples renseignements au sujet du Club hispanique de Glendon sur son site Web, au www.glendon.yorku.ca/clubdeespanol.

Cet article est proposé par l’agente de communication de Glendon, Marika Kemeny.


Publié le 12 avril 2007