La Semaine de la Francophonie tissée d’activités à Glendon

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C’est avec un programme très divertissant que Glendon a célébré la Semaine de la Francophonie, du 21 au 24 mars, et souligné l’importance de la langue française et de la culture francophone sur le campus. Le mot d’accueil de Louise Lewin, principale adjointe (Services aux étudiants), a donné le coup d’envoi à toute une série d’activités musicales, théâtrales, cinématographiques et culinaires où il y avait de quoi plaire à chacun.

À gauche: Nos invités: les élèves de l’école secondaire College Avenue, de Woodstock (Ontario) et leur enseignante Mme Leduc, ont participé aux événements de la Semaine de la Francophonie.

La soirée inaugurale, qui avait lieu dans la salle de réception du Collège, était animée par le chansonnier franco-albertain Pierre Sabourin et le duo féminin francophone Polly-Esther, de Saskatoon. Il n’y avait plus de places assises, mais cela n’a pas empêché la foule de goûter les compositions originales des interprètes, qui s’accompagnaient au violon et à la guitare. La salle avait été aménagée en bistrot et le repas, préparé par Chartwell Food Services, était offert à très bon prix. Des visiteurs hors de l’ordinaire se sont joints pour l’occasion à la communauté glendonienne : plus d’une douzaine d’élèves de l’école secondaire College Avenue, de Woodstock (Ontario), qui avaient été invités par l’équipe du Service de recrutement et liaison de Glendon à partager la réalité chaleureuse du bilinguisme sur le campus. « Je veux que mes élèves fassent l’expérience du français comme langue vivante, comme langue de tous les jours en dehors de la salle de classe, et Glendon est le meilleur endroit pour ça dans la région torontoise », de dire leur enseignante, Mme Marie Leduc.

Entre autres activités, on a pu voir un documentaire sur la renaissance culturelle des Acadiens, en présence de la réalisatrice Anne-Marie Rocher. La présentation du film a été suivie d’un débat général animé par Amal Maddibo, spécialiste du multiculturalisme et de l’ethnicité au Canada. D’autres dignitaires nous ont honorés de leur présence, dont le juge Paul Rouleau de la Cour suprême de l’Ontario, Kenneth McRoberts, le principal de Glendon, et Yves Frenette, directeur du département des Études pluridisciplinaires de Glendon.

Le mardi midi, un fastueux spectacle Molière était mis en scène au Théâtre Glendon. Avec des personnages du 17e siècle, qui arboraient de magnifiques masques et costumes, il s’agissait de donner un avant-goût de ce qui attendait « les bonnes gens » qui assisteraient à la représentation de Sganarelle ou le Cocu imaginaire, pièce en un acte à l’affiche tous les soirs pour le reste de la semaine.

À gauche: La directrice des Affaires culturelles et artistiques à Glendon, Martine Rheault, offrant un plateau de fraises, à côté de la fontaine au chocolat.

Le jeudi, toutes les places étaient vendues pour les deux services d’un dîner extraordinaire, le Buffet gourmet de la Francophonie. Le menu illustrait la diversité des cultures francophones du monde (Europe, Afrique du Nord, Amérique du Nord), dans un étalage éblouissant de couleur et de créativité. Le clou du spectacle fut sans contredit la fontaine de chocolat, dont le gargouillis alléchant appelait les convives à venir y tremper fraises et morceaux d’ananas. Un véritable délice en fusion!

Sganarelle ou le Cocu imaginaire, la pièce présentée par les étudiants du département d’Études d’art dramatique, a continué d’enchanter les spectateurs toute la semaine durant. Écrite par Molière en 1660, mise en scène ici par Guillaume Bernardi, professeur de théâtre à Glendon, la pièce illustre les aspects comiques et dramatiques des malentendus entre les sexes.

À leur arrivée dans la salle, les spectateurs étaient accueillis par un ménestrel et invités à s’asseoir sur des bancs, autour de « la place du village ». Dans ce décor vaste mais d’une précision raffinée – édifices et maisons d’époque, et jusqu’aux pavés sous leurs pieds – acteurs et spectateurs étaient transportés au temps de Molière. Les masques et les costumes, particulièrement réussis, avivaient encore la reconstitution.

À gauche: Une scène de Sganarelle de Molière

Tout au long de la pièce, la complicité des acteurs et l’engrenage impeccable du comique ont provoqué l’hilarité du public et ses longs applaudissements. Le jeu était mis en relief par la musique de l’Ensemble musical de Glendon, sous la direction de Paulo Bittencourt, ce qui ajoutait encore à l’authenticité de l’expérience. Toutes les personnes qui ont pris part à cette production – le professeur Bernardi à la mise en scène, les étudiants acteurs et musiciens, l’équipe technique – ont reçu leur part d’éloges bien méritées, pour ce succès remarquable autant par l’organisation que par le savoir-faire qu’il démontre dans le domaine de la culture.

La directrice des Affaires culturelles et artistiques à Glendon, Martine Rheault, et l’équipe du Bureau de la principale adjointe (Services aux étudiants) Louise Lewin, ont été la force motrice de la Semaine de la Francophonie. Grâce à leur programme d’activités exceptionnel, on se souviendra longtemps de cette célébration de la langue française et de la culture francophone sur le campus.

Article soumis par Marika Kemeny, agente de communication à Glendon


Publié le 12 avril 2005