Le colloque des étudiants en traductologie de Glendon : des racines solides pour une tradition en devenir

Partager

<p>Professeurs, &eacute;tudiants et amateurs &eacute;clair&eacute;s se sont r&eacute;unis pour partager leurs id&eacute;es et prendre part &agrave; de fructueux &eacute;changes sur la traduction, &agrave; l&rsquo;occasion du deuxi&egrave;me Colloque annuel de Glendon pour les &eacute;tudiants en traductologie qui a eu lieu le 5 f&eacute;vrier dernier.</p>
<p><img style="float: left;" src="http://myglendon.yorku.ca/tinymce/jscripts/tiny_mce/plugins/imagemanager/files/20110211/M-C_Aubin.JPG" alt="" width="128" height="130" /></p>
<p><span class="image_caption">&Agrave; gauche : Marie-Christine Aubin, directrice du programme de ma&icirc;trise en traductologie de Glendon accueille les participants</span></p>
<p>Intitul&eacute; &laquo; Construire la/les culture(s) : une &egrave;re nouvelle pour la traductologie &raquo;, le colloque a donn&eacute; lieu &agrave; des communications prenant pour objet la traduction &laquo; non seulement comme moyen de faire le pont entre les cultures ou avec la culture, mais aussi comme moyen de construire les cultures &raquo;, comme l&rsquo;a pr&eacute;cis&eacute; la directrice du programme de ma&icirc;trise en traductologie de Glendon, la professeure Marie-Christine Aubin, dans son mot d&rsquo;ouverture. <br /><br />Le principal de Glendon, Kenneth McRoberts, invit&eacute; sp&eacute;cial du colloque, a soulign&eacute; que Glendon &eacute;tait l&rsquo;endroit id&eacute;al pour cette rencontre universitaire. Le bilinguisme qui caract&eacute;rise le campus et qui en fait un carrefour d&rsquo;&eacute;change pour les anglophones et les francophones du Canada, joint &agrave; l&rsquo;importance toujours croissante au pays du multiculturalisme et du multilinguisme font du Coll&egrave;ge le lieu parfait pour diffuser des id&eacute;es et renforcer la discussion sur les diff&eacute;rents aspects de la traduction, comme le multilinguisme inclusif et l&rsquo;expression culturelle.</p>
<p><img style="float: left;" src="http://myglendon.yorku.ca/tinymce/jscripts/tiny_mce/plugins/imagemanager/files/20110211/Hugh_Hazelton.JPG" alt="" width="166" height="213" /></p>
<p><span class="image_caption">&Agrave; gauche : Le professeur Hugh Hazelton de l'Universit&eacute; Concordia prononce la conf&eacute;rence principale</span></p>
<p>C&rsquo;est Hugh Hazelton, professeur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Concordia, &eacute;crivain et traducteur r&eacute;put&eacute;, qui pronon&ccedil;ait la conf&eacute;rence principale. Il a abord&eacute; la question des nombreux liens qui unissent la litt&eacute;rature d&rsquo;Am&eacute;rique latine aux litt&eacute;ratures canadiennes, tant de langue anglaise que de langue fran&ccedil;aise &ndash; des liens qui se cr&eacute;ent par la traduction, mais aussi par la production des &eacute;crivains-traducteurs qui &eacute;crivent dans leur deuxi&egrave;me langue. En reprenant &agrave; son compte le caract&egrave;re inclusif de plus en plus pr&eacute;gnant des &eacute;crits et des activit&eacute;s de publications multilingues, H. Hazelton a abord&eacute; dans son expos&eacute; bon nombre de th&egrave;mes qui &eacute;taient au c&oelig;ur du colloque, comme le r&ocirc;le de la traduction et son influence sur l&rsquo;interaction culturelle.</p>
<p>Dans leurs pr&eacute;sentations, les &eacute;tudiants ont soulev&eacute; de fa&ccedil;on pertinente plusieurs questions originales. Cheryl LaFrance, doctorante &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; York, a pr&eacute;sent&eacute; un expos&eacute; intitul&eacute; <em>Translating Cultures through Dance</em> [&laquo; Traduire les cultures par la danse &raquo;], dans lequel elle posait une ad&eacute;quation entre le corps comme traducteur, la danse comme langage et la chor&eacute;graphie comme composition. (Seyed) Mohammad Alavi, &eacute;tudiant &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Ottawa, r&eacute;fl&eacute;chissait sur la traduction du Coran en Iran, dans une communication intitul&eacute;e <em>Religious Reform as a Form of Cultural Translation</em> [&laquo; La r&eacute;forme de la religion per&ccedil;ue comme une traduction culturelle &raquo;]. Bianca Rodrigues Bold Queiroz, traductrice et &eacute;tudiante du programme de ma&icirc;trise de Glendon, a pr&eacute;sent&eacute; une &eacute;tude de cas sur la fusion du portugais br&eacute;silien et europ&eacute;en sur le march&eacute; de la traduction torontois contemporain (<em>The Merging of Brazilian and European Portuguese in the Contemporary Toronto Translation Market</em>).</p>
<p style="text-align: center;"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="http://myglendon.yorku.ca/tinymce/jscripts/tiny_mce/plugins/imagemanager/files/20110211/Panelists_2.JPG" alt="" width="500" height="316" /><span class="image_caption">Les pan&eacute;listes, de gauche &agrave; droite : Aur&eacute;lia Klimkiewicz,</span><br /><span class="image_caption">Salah Basamalah, Hugh Hazelton, Ian Martin, et Helen Wu</span></p>
<p>En apr&egrave;s-midi, une table ronde sur l&rsquo;&eacute;thique en traduction et le r&ocirc;le de la traduction dans les relations de pouvoir asym&eacute;triques r&eacute;unissait, sous la pr&eacute;sidence d&rsquo;Ian Martin, professeur d&rsquo;anglais, d&rsquo;anglais langue seconde et de linguistique &agrave; Glendon, Aur&eacute;lia Klimkiewicz, professeure de traduction &agrave; Glendon, Hugh Hazelton, Salah Basamalah, professeure adjointe &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole de traduction et d&rsquo;interpr&eacute;tation de l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Ottawa et Helen Wu, professeure de langue chinoise &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Toronto. Les pan&eacute;listes ont explor&eacute; les questions que soul&egrave;ve la traduction comme moyen d&rsquo;assimilation et d&rsquo;appropriation et comme facteur d&rsquo;ethnocentrisme, mais &eacute;galement comme lieu d&rsquo;hospitalit&eacute;, de r&eacute;sistance et de communication culturelle. La discussion s&rsquo;est nourrie de plusieurs cas de figure, y compris le d&eacute;bat sur les accommodements raisonnables qui a eu lieu au Qu&eacute;bec, et de l&rsquo;histoire coloniale de l&rsquo;Inde et des Am&eacute;riques.<br /><br />Le colloque s&rsquo;est av&eacute;r&eacute; une belle r&eacute;ussite, qui offre &agrave; un courant nouveau de la tradition intellectuelle de Glendon un apport appr&eacute;ciable. Dena Mortazavi, membre du comit&eacute; organisateur, observe : &laquo; Nous sommes tr&egrave;s satisfaits du colloque. Dans la mesure o&ugrave; les &eacute;tudes de traductologie forment un champ universitaire encore relativement neuf, des rencontres comme celle-ci sont importantes parce qu&rsquo;en plus de rassembler des gens issus de disciplines diff&eacute;rentes d&rsquo;une fa&ccedil;on inusit&eacute;e, elles concentrent sur notre domaine une attention bienvenue. &raquo;</p>
<p style="text-align: center;"><img src="http://myglendon.yorku.ca/tinymce/jscripts/tiny_mce/plugins/imagemanager/files/20110211/Org_committee.JPG" alt="" width="500" height="375" /><span class="image_caption"><br />Le comit&eacute; organisateur, de gauche &agrave; droite : Aur&eacute;lia Klimkiewicz,</span><br /><span class="image_caption">Dena Mortazavi, Marie-Christine Aubin, &Eacute;lisabeth Desbiens, Humda Tahir,</span><br /><span class="image_caption">Martin Boyd, Victoria Ebergenyi et Maria Constanza Guzm&aacute;n</span></p>
<p>Le colloque est le fruit du travail assidu et de la g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; des membres du comit&eacute; organisateur, les professeures Marie-Christine Aubin, Maria Constanza Guzm&aacute;n et Aur&eacute;lia Klimkievicz et les &eacute;tudiants Martin Boyd, &Eacute;lisabeth Desbiens, Victoria Ebergenyi, Dena Mortazavi et Humda Tahir, ainsi que des multiples commanditaires de la rencontre.<br /><br />La liste de tous les pr&eacute;sentateurs et les r&eacute;sum&eacute;s de leurs communications sont disponibles sur le site Web de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, au <a href="http://www.glendon.yorku.ca/colloquium/2011/english/" target="_blank">http://www.glendon.yorku.ca/colloquium/2011/english/</a>. Le texte des pr&eacute;sentations des participants sera bient&ocirc;t disponible &eacute;galement &agrave; la m&ecirc;me adresse.<br /><br />Un article de Kathleen Dodd-Moher, &eacute;tudiante en traduction &agrave; Glendon, et de Marika Kemeny, agente de communications de Glendon</p>

Publié le 15 février 2011