Glendon accueille sa première fonctionnaire en résidence

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Une nouvelle présence fort dynamique se fait sentir sur le campus de Glendon ces jours-ci : Diane Morissette (à droite), la première fonctionnaire fédérale en résidence à Glendon, est parmi nous depuis le 12 janvier.

Le Programme visant les fonctionnaires en résidence existe depuis quelques années seulement. Il dépend de l’École de la fonction publique du Canada, qui a pour mandat de veiller à ce que tous les employés de la fonction publique aient les connaissances et les habiletés requises pour offrir aux Canadiens des services de qualité. Il n’y a que dix postes de ce genre au Canada à ce jour, dont celui de Glendon.

« Comme c’est le cas pour l’ensemble de la population canadienne, la fonction publique fédérale vieillit, explique Mme Morissette. Il y a donc une nécessité très pressante d’attirer une nouvelle génération de fonctionnaires : des gens qui sont les meilleurs dans leur discipline, qui possèdent tous les outils nécessaires pour orienter au mieux l’avenir du pays. » L’idée qui sous-tend le programme est de poster des fonctionnaires de haut niveau dans les universités canadiennes pour une durée variable – deux ans, dans le cas de Diane Morissette. Sa tâche extrêmement diversifiée comprend l’établissement de réseaux de relations, le partage d’idées et de talents, la promotion de recherches qui convergent vers les priorités de la fonction publique, la diffusion de renseignements précis au sujet des carrières dans la fonction publique et la facilitation du recrutement, ceci afin d’en soutenir le renouvellement, une priorité pour le greffier du Conseil privé et pour la fonction publique canadienne en général.

Après avoir occupé pendant 25 ans des postes toujours plus élevés dans la fonction publique fédérale, Diane Morisette est fin prête à relever ce défi. Quand son service lui a proposé d’envisager le poste à Glendon, elle a sauté sur l’occasion. « Mon bagage d’études dans les arts libéraux, mon intérêt de longue date pour la transmission du savoir, le désir que j’ai d’apporter quelque chose à la génération montante… Ce poste semblait taillé sur mesure pour moi », souligne-t-elle. Une rencontre avec le principal McRoberts à Ottawa, suivie d’une visite du campus, en juillet dernier, les a tous deux convaincus que l’alliance était exceptionnelle.
Aujourd’hui, Diane Morissette déploie beaucoup d’énergie pour acquérir une compréhension fine du mandat historique propre à Glendon, de ses valeurs fondamentales et de ses orientations clés. Elle adhère d’ailleurs étroitement à celles-ci et admire l’engagement inaltérable du collège envers son objectif initial, qui consiste à offrir une formation bilingue complète dans le domaine des arts libéraux afin de garantir aux futurs dirigeants du pays les assises professionnelles les plus solides. « Les connaissances transposables acquises par l’étude des arts libéraux donnent aux diplômés la capacité de penser librement, d’analyser de grandes quantités d’information avec clarté et célérité, d’organiser leur travail et d’établir des priorités. L’habileté de prendre des décisions éclairées et celle de diriger les autres sont des atouts non négligeables », commente-t-elle, en s’appuyant sur philosophe français du XVIe siècle, Michel de Montaigne, pour déclarer que « des têtes bien faites » seront toujours nécessaires dans des organisations telles que la fonction publique (la citation vient du Livre I des Essais, chapitre XXVI, où Montaigne explique le rôle de l’éducateur : « Une tête bien faite vaut mieux qu’une tête bien pleine », c’est-à-dire qu’il est plus important de former des esprits lucides et créatifs que de « bourrer les crânes »).

Mme Morissette se perçoit comme un agent de rapprochement, qui doit faire profiter les étudiants et les professeurs de Glendon de son expérience et de son expertise tout en rapportant à la fonction publique ses différentes observations et le genre d’habiletés à rechercher chez les futurs employés. Bien que son poste soit conçu pour la nouvelle École des affaires publiques et internationales de Glendon, elle aime aussi l’idée de jouer le rôle de personne-ressource pour les étudiants du premier cycle. « Je pense que je pourrais apporter ma contribution lors de présentations, de séminaires et de colloques sur le campus. Si l’occasion est propice, je pourrais également représenter Glendon auprès d’autres établissements, et promouvoir son mandat et sa mission », indique-t-elle. Dans son nouveau bureau du pavillon Glendon, elle souhaite aussi servir de mentor aux étudiants et de ressource pour les professeurs et l’administration; elle privilégie la politique de la porte ouverte.

À long terme, elle prévoit effectuer un peu de recherche, probablement pendant la deuxième année de son mandat : elle pourra alors profiter de son expérience de fonctionnaire en résidence pour faire avancer les projets et les activités de la fonction publique, en faisant valoir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, un peu comme le ferait une ambassadrice « bilatérale ».

« Je suis enchantée de découvrir Toronto et d’explorer tout ce que recèle cette fabuleuse métropole, confie-t-elle. Voilà ma chance de le faire, tout en développant mon envergure professionnelle et en profitant d’occasions nouvelles. » L’une des tâches qu’elle se donne est de créer un réseau parmi les fonctionnaires locaux, dans le but de favoriser le libre-échange des idées et de l’expérience et d’enrichir son propre apport à Glendon et à la fonction publique fédérale.

Le message de Diane Morissette aux étudiants et professeurs de Glendon est que la fonction publique est une organisation où les jeunes professionnels bien formés et enthousiastes ont de l’avenir, où ils peuvent trouver des défis à leur mesure, où ils peuvent s’épanouir, et contribuer au mieux-être des citoyens. « Les multiples possibilités qui nichent là peuvent répondre aux besoins des diplômés de presque toutes les disciplines. La formation qu’offre l’École des affaires publiques et internationales de Glendon aux étudiants bilingues du deuxième cycle est tout à fait adaptée à nombre de postes importants au gouvernement, et grâce à mon mandat de fonctionnaire en résidence, je peux faire circuler ce message et aider ces étudiants dans leur quête d’une carrière stimulante. »


Au sujet de Diane Morissette

Diane Morissette jouit d’une grande expérience professionnelle en matière de politiques stratégiques, notamment dans les relations intergouvernementales, les politiques sociales et les politiques concernant le marché du travail. Elle a aussi participé à la planification stratégique au niveau départemental. Elle a occupé des postes de conseillère principale et de gestionnaire à la division Service Canada du ministère des Ressources humaines et du Développement des compétences du Canada, au Bureau du Conseil privé, au Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme ainsi qu’au ministère du Transport du Québec. Madame Morissette est titulaire d’un baccalauréat (1976) et d’une maîtrise ès sciences (1980) de l’Université de Montréal, en anthropologie. Elle a réalisé des travaux de terrain en anthropologie dans des communautés autochtones, au Canada, et alpines, en Suisse. Elle a également suivi de nombreux cours et programmes de formation offerts par la fonction publique fédérale, y compris ceux de l’École de la fonction publique du Canada.

Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon


Publié le 29 janvier 2009