Conversazione : des présentations informelles sur les domaines de recherche des professeurs de Glendon

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Le 24 novembre, à l’heure du midi, une nouvelle présentation a eu lieu à Glendon dans le cadre de la série Conversazione, qui donne l’occasion à des membres du corps professoral de Glendon de parler de leurs recherches actuelles et de questions connexes. L’un des nouveaux professeurs de Glendon, Jean-Pierre Thomas du Département d’études françaises, a présenté ses recherches littéraires dans le domaine hautement spécialisé de l’analyse des mythes. Dans le cadre confortable du Foyer, il a fait un tour d’horizon du « sacré » dans la littérature québécoise; sa présentation s’intitulait : « Entre mythe et littérature : exploration de l'imaginaire littéraire québécois ».

M. Thomas a commencé par raconter une histoire, débutant celle-ci comme un conte de fée traditionnel : « Il était une fois dans un pays lointain un roi qui terrorisait son peuple et avait fait construire un mur autour de sa ville ». Puis il a démontré la présence, dans le conte, de thèmes et de personnages universels, avant d’affirmer que l’universalité – comme les concepts de la mort, l’amitié, les ennemis, les êtres supérieurs – existe dans les histoires et les mythes de toutes les cultures. Sa présentation de diapositives a illustré leur présence même dans la culture populaire d’aujourd’hui et les activités de la vie quotidienne. Les nombreux exemples présentés comprenaient des personnages de dessins animés comme Batman et Astérix, Darth Vader dans la Guerre des étoiles, et « Ajax », un produit d’entretien ménager dont le nom symbolise la puissance. M. Thomas a aussi parlé de certains grands thèmes communs à toutes les cultures : une vierge qui donne naissance, le déluge, des humains qui dérobent le feu aux dieux, un sauveur qui meurt pour racheter l’humanité.

Les recherches actuelles de M. Thomas visent à établir une méthodologie qui servira à l’évaluation et à la critique des mythes. Son objectif est de faciliter et de normaliser ce type d’analyse dans un cadre structuré, et de placer les mythes dans le contexte de leur culture et histoire.

Jean-Pierre Thomas est arrivé à Glendon en septembre dernier, comme professeur adjoint au Département d’études françaises. Il détient un doctorat en Études françaises de l’Université de Sherbrooke et a été chercheur post-doctoral à l’Université McGill. Il a écrit plusieurs articles, principalement dans le domaine de l’analyse des mythes, pour des revues nord-américaines et européennes.

La présentation en français de M. Thomas était la troisième, cet automne, de la série Conversazione. Le 18 octobre, la professeure en psychologie Anne Russon avait parlé (en anglais) de la « la vie sociale du singe anthropoïde solitaire ». Le 10 novembre, le professeur d’anglais, Ian Martin, avait présenté son « Journal de voyage en Asie centrale », donnant un aperçu (en anglais) de son voyage d’études sur les politiques linguistiques dans cette région du monde qui est « terra incognita » pour la plupart des Canadiens. Ce voyage, effectué l’été dernier, avait dépassé toutes ses attentes en matière d’acquisition de nouvelles connaissances. Sa découverte au Kirghizistan d’activités dommageables pour l’environnement, menées par une certaine compagnie minière canadienne, était aussi une histoire fascinante.

Trois autres présentations dans cette série auront lieu pendant le trimestre d’hiver. Le professeur Michael Barutciski (Études internationales) parlera de « The Erosion of Non-political International Institutional Mandates » (en anglais) le 19 janvier; le professeur Jerzy Kowal (Études hispaniques) présentera en anglais l’historique des études hispaniques au Canada le 7 mars; et le 22 mars, la professeure Josée Bergeron (Science politique) explorera « L'État et les identités » (en français). Ces conférences casse-croûte, à l’heure du midi, donnent l’occasion d’élargir ses horizons, de discuter et de découvrir les champs d’intérêt des professeurs de Glendon, dans un cadre informel. Elles sont ouvertes à tous.

Cet article a été soumis par Marika Kemeny, agente de communications du Collège Glendon.


Publié le 1 décembre 2005