La série de lectures publiques Michael Ondaatje à Glendon accueille l’auteur primé Michael Redhill

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<p>Le romancier, dramaturge et po&egrave;te prim&eacute; <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Redhill">Michael Redhill</a> de Toronto &eacute;tait le plus r&eacute;cent invit&eacute; de la s&eacute;rie de lectures publiques Michael Ondaatje &agrave; Glendon, le 9 mars. <br /><br />Redhill a lu un extrait de <em><a href="http://www.compulsivereader.com/html/index.php?name=News&amp;file=article&amp;sid=676">Fidelity</a></em>, un recueil de nouvelles publi&eacute; en 2003 (Anchor Canada, une division de Random House of Canada Ltd.) dans une &eacute;dition dont la conception artistique et le papier fin plaisent particuli&egrave;rement aux bibliophiles. <br /><br />Il a lu sa nouvelle pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e du recueil, <em>A Lark</em>, l&rsquo;histoire d&rsquo;une br&egrave;ve aventure entre un homme mari&eacute; approchant de la quarantaine et une tr&egrave;s jeune femme qui travaille dans la m&ecirc;me soci&eacute;t&eacute; que lui. Comme cela semble &ecirc;tre le cas dans toute l&rsquo;&oelig;uvre de Redhill, l&rsquo;histoire pose un dilemme moral. Si l&rsquo;on fait quelque chose d&rsquo;immoral, mais que personne ne s&rsquo;en rend compte et que cette situation prend fin sans avoir de r&eacute;percussions importantes, est-ce qu&rsquo;on en ressort diff&eacute;rent? Ou bien la vie continue-t-elle comme si rien n&rsquo;&eacute;tait arriv&eacute;? Ou bien sera-t-on puni plus tard?</p>
<p><img style="float: right;" src="http://monglendon.yorku.ca/tinymce/jscripts/tiny_mce/plugins/imagemanager/files/20110314/Michael_att.gif" alt="" width="300" height="225" /><span class="image_caption">&Agrave; droite - de gauche &agrave; droite : Michael Redhill avec Christopher Dewdney, po&egrave;te, et charg&eacute; de cours au d&eacute;partement d'anglais (campus Keele)</span><br /><br />Les dilemmes moraux sont le domaine de pr&eacute;dilection de Redhill et il nous les pr&eacute;sente de mani&egrave;re directe et avec des dialogues d&rsquo;un r&eacute;alisme parfait. Ses personnages sont des gens ordinaires &ndash; qui pourraient &ecirc;tre nous ou des gens de notre entourage &ndash; confront&eacute;s &agrave; des situations de la vie quotidienne. Leurs relations sont souvent bancales, ce qui rend le titre du recueil ironique, sachant qu&rsquo;un grand nombre des protagonistes sont infid&egrave;les d&rsquo;une mani&egrave;re ou d&rsquo;une autre. Le monde de Redhill est plut&ocirc;t sombre et pessimiste et l&rsquo;auteur se sent particuli&egrave;rement &agrave; l&rsquo;aise dans l&rsquo;exploration des questions profondes, philosophiques et existentielles.<br /><br />Redhill &eacute;crit depuis son adolescence. Il a commenc&eacute; par des nouvelles qui n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; publi&eacute;es, puis est pass&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;criture de po&egrave;mes qui furent publi&eacute;s dans plusieurs revues. &Agrave; Glendon, il a aussi lu un po&egrave;me de son recueil, <a href="http://www.quillandquire.com/reviews/review.cfm?review_id=533"><em>Asphodel</em></a>, (McClelland &amp; Stewart 1997) dans lequel il examine le miracle de sa propre cr&eacute;ation : son fils de huit mois. Po&egrave;te prolifique &agrave; ses d&eacute;buts, Redhill n&rsquo;&eacute;crit plus beaucoup de po&egrave;mes aujourd&rsquo;hui, expliquant que c&rsquo;est un processus mental tr&egrave;s diff&eacute;rent de la r&eacute;daction de prose, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de th&eacute;&acirc;tre ou de fiction, et qu&rsquo;il ne semble plus &ecirc;tre dans cet &eacute;tat d&rsquo;esprit.<br /><br />Redhill a parl&eacute; de son processus d&rsquo;&eacute;criture : il fait tr&egrave;s rapidement un premier jet, puis consacre beaucoup de temps, parfois des ann&eacute;es, &agrave; le r&eacute;&eacute;crire et &agrave; le peaufiner jusqu&rsquo;&agrave; ce qu&rsquo;il se sente pr&ecirc;t &agrave; le publier. Parmi ses &oelig;uvres de fiction les plus connues, <a href="http://januarymagazine.com/fiction/martinsloan.html"><em>Martin Sloane </em></a>(Toronto: Doubleday Canada 2001)&nbsp; a remport&eacute; plusieurs prix, notamment le Commonwealth Writers&rsquo; Prize (2002) et le Books in Canada First Novel Award (2001), et a fait l&rsquo;objet de plusieurs nominations. <a href="http://www.nytimes.com/2007/02/04/books/review/Mallon.t.html"><em>Consolation </em></a>(Toronto: Doubleday Canada 2006) a re&ccedil;u le City of Toronto Book Award (2007) et a figur&eacute; sur la liste longue du Man Booker Prize (2007). Sa pi&egrave;ce de th&eacute;&acirc;tre, <a href="http://www.bookadda.com/product/building-jerusalem-michael-redhill/p-9780887546105-0887546102"><em>Building Jerusalem</em></a>, a remport&eacute; un prix Dora (2000) et un prix Chalmers (2001) et a &eacute;t&eacute; mise en nomination pour un Prix litt&eacute;raire du Gouverneur g&eacute;n&eacute;ral dans la cat&eacute;gorie th&eacute;&acirc;tre (2001). Toutes ces &oelig;uvres refl&egrave;tent l&rsquo;attention particuli&egrave;re qu&rsquo;il accorde au style, au dialogue et au d&eacute;veloppement de ses personnages, chaque mot &eacute;tant soigneusement choisi.<br /><br />&laquo; Les &eacute;crivains pensent toujours qu&rsquo;il existe une qu&ecirc;te morale, a dit Redhill, bien que cette morale ne soit pas toujours positive. Quand je commence &agrave; &eacute;crire, j&rsquo;ai une id&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;orientation du r&eacute;cit, mais pas de plan d&eacute;taill&eacute;. J&rsquo;essaie de trouver de la v&eacute;rit&eacute; dans mes personnages. &raquo;</p>
<p><img style="float: left;" src="http://monglendon.yorku.ca/tinymce/jscripts/tiny_mce/plugins/imagemanager/files/20110314/Redhill_reads_from_Fidelity_sm.gif" alt="" width="300" height="317" /><span class="image_caption">&Agrave; gauche : Michael Redhill lit de son oeuvre</span><br /><br />De nombreux &eacute;crivains affirment qu&rsquo;&agrave; mesure que les personnages de leurs romans prennent forme, ils deviennent des personnes &agrave; part enti&egrave;re et entra&icirc;nent l&rsquo;auteur dans leurs actions. Redhill a pr&eacute;cis&eacute; qu&rsquo;il ne pense pas que ce soit son cas. &laquo; &Eacute;crire une histoire, c&rsquo;est d&eacute;couvrir un savoir ou des sentiments que l&rsquo;on a d&eacute;j&agrave; en soi, en tant qu&rsquo;&eacute;crivain, mais dont on n&rsquo;a peut-&ecirc;tre pas pris conscience ou que l&rsquo;on n&rsquo;a pas encore exprim&eacute;s. &raquo;<br /><br />Redhill a expliqu&eacute; qu&rsquo;au d&eacute;but de sa carri&egrave;re, il cherchait &agrave; r&eacute;ussir, &agrave; &ecirc;tre publi&eacute; et &agrave; devenir c&eacute;l&egrave;bre. Aujourd&rsquo;hui, &acirc;g&eacute; d&rsquo;une quarantaine d&rsquo;ann&eacute;es, ce qui l&rsquo;int&eacute;resse surtout et le satisfait le plus, c&rsquo;est explorer et approfondir des id&eacute;es.<br /><br />Il a trouv&eacute; un bon &eacute;quilibre entre la cr&eacute;ation litt&eacute;raire &ndash; &agrave; laquelle il se consacre 2 &agrave; 3 heures par jour &ndash; et son travail sur la revue litt&eacute;raire canadienne <a href="http://www.brickmag.com/about"><em>Brick</em></a>, dont il est le r&eacute;dacteur en chef et l&rsquo;un des &eacute;diteurs. La revue le rattache &agrave; la r&eacute;alit&eacute; quotidienne des dates d&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance et le fait participer &agrave; des activit&eacute;s de gestion et d&rsquo;organisation, qui bien qu&rsquo;ordinaires sont agr&eacute;ables. Il cuisine aussi r&eacute;guli&egrave;rement pour sa famille et participe activement aux t&acirc;ches domestiques.<br /><br />En ce qui concerne l&rsquo;origine des id&eacute;es et leur &eacute;volution en histoires, Rehdill a d&eacute;clar&eacute; : &laquo; &hellip;une id&eacute;e, c&rsquo;est comme une perle, un &eacute;l&eacute;ment irritant autour duquel se d&eacute;veloppe toute une histoire pour le r&eacute;sorber. &raquo;<br /><br /><em>Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon</em></p>

Publié le 21 mars 2011