L’École de traduction de Glendon souligne la Journée mondiale de la traduction

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Le 30 septembre 2009 avait lieu la Journée mondiale de la traduction. À Glendon, l’École de traduction a souligné l’événement lors de la rencontre annuelle qu’elle organise pour ses étudiants, ses professeurs, ses diplômés et d’éminents praticiens.

Cette année, le thème de la Journée mondiale était « Travailler ensemble ». Le conférencier principal de la Soirée de la traduction de Glendon, Jamie Roberts, abordait en particulier le thème de « La coopération entre les traducteurs et les rédacteurs techniques chez IBM ».

À droite : Nancy McInnis d'ATIO (à droite) félicite Cynthia Martel

Dans son mot de bienvenue, le professeur Andrew Clifford, directeur de l’École, a rappelé que le domaine de la traduction connaît, comme tant d’autres professions, une transition imposée par l’important revirement démographique en cours. Au moment où de nombreux professionnels prennent leur retraite, des changements majeurs s’opèrent dans le milieu de travail.

« À cause de la mondialisation et de l’impartition du travail, les traductions se font surtout de façon virtuelle, à distance, ou au moyen de systèmes de traduction automatique, a expliqué M. Clifford. Les traducteurs d’aujourd’hui doivent développer de nombreuses habiletés, s’ils veulent se tailler une place de choix dans un milieu de travail qui s’internationalise. »

M. Clifford a salué le soutien constant et la collaboration étroite de l’ATIO (l’Association des traducteurs et interprètes de l’Ontario), en particulier de sa présidente Nancy McInnis, qui a participé activement à l’organisation de la soirée.

À gauche : Elizabeth Desbiens (à gauche) reçoit la bourse RTE de Lyse Ward

Mme McInnis a confirmé pendant la soirée que les étudiants inscrits à l’École de traduction de Glendon peuvent obtenir gratuitement leur adhésion à l’ATIO et profiter ainsi de ses services — offres d’emploi, ateliers, et toutes sortes d’occasions de réseautage cruciales sur le plan professionnel.

Chaque année, l’ATIO remet un prix à l’étudiant du programme de Glendon s’étant le plus distingué. Cette année, le prix de l’ATIO pour l’excellence universitaire est allé à Cynthia Martel, diplômée depuis le printemps 2009. Mme Martel travaillait auparavant comme ambulancière paramédicale, mais avant la naissance de son premier enfant, en août, elle voulait acquérir une formation qui lui permettrait d’être disponible pour lui. La traduction s’est avérée être le choix par excellence. Bébé Elliott accompagnait sa maman quand elle a reçu le prix.

À droite : Chrystal Smith, gagnante du prix de recherche ATIO

L’ATIO a également offert une bourse de recherche à Chrystal Smith, une étudiante de Trinidad et Tobago qui est en quatrième année dans le programme de traduction. « La profession de traducteur donne des ailes, a-t-elle déclaré. C’est un passe-partout, un véritable sésame qui ouvre un monde de possibilités. »

Le Réseau des traducteurs et traductrices en éducation (RTE) avait également choisi la Soirée de la traduction à Glendon pour remettre son prix d’excellence professionnelle à Elizabeth Desbiens, diplômée du Collège. Le prix a été remis à Mme Desbiens par Lyse Ward, du RTE.

Jennifer Ocquidant, coordonnatrice de la traduction et agente des communications pour la section canadienne de Médecins sans frontières (MSF), comptait au nombre des invités. Elle nous a confirmé que MSF est toujours à la recherche de traducteurs bénévoles, un partenariat gagnant-gagnant : les jeunes traducteurs acquièrent une expérience professionnelle, et MSF profite de services linguistiques essentiels qu’elle ne pourrait pas s’offrir autrement.

À gauche : Le conférencier principal Jamie Roberts

Le conférencier principal, Jamie Roberts, appartient à la fois au monde universitaire et à l’industrie. Il enseigne la rédaction professionnelle à Glendon, tout en occupant un emploi dans le service de la traduction d’International Business Machines (IBM). Il a fondé, avec la professeure Candace Séguinot, le programme de certificat en rédaction professionnelle du Collège, et figure au rang des professeurs de Glendon depuis de nombreuses années.

M. Roberts a précisé que dans le contexte de la soirée, il représentait IBM uniquement. Il a expliqué le fonctionnement de la collaboration entre les rédacteurs techniques et les traducteurs d’IBM, et a parlé de la technologie utilisée par ceux-ci et de leur rôle dans l’entreprise. « La mondialisation de l’économie donne lieu parfois à des traductions pour le moins… indéchiffrables, en ce qui concerne les descriptions de produits et les modes d’emploi. Dans “IBM”, l’I signifie “international” : c’est une nécessité, pour nous, d’utiliser une langue exacte, et de faire reconnaître dans le monde la capacité de l’entreprise à employer une terminologie claire et précise. » Il a ajouté qu’IBM devait être attentive aux différentes cultures et éviter les erreurs de communication. L’entreprise produit des milliers de pages de traduction chaque année, dans plus de 100 langues, et les systèmes de traduction automatique donnent des traductions peu fidèles, qui ne conviennent pas à ses besoins.

À droite : Jennifer Ocquidant (à gauche) avec deux étudiantes en traduction qui veulent se renseigner à propos de Médecins Sans Frontières

« La notion d’équivalence est un concept clé de la traduction. Chez IBM, l’équivalence est claire et non ambigüe, mais trouver la correspondance exacte, terme à terme, d’un concept représente un gros défi. »

Comme beaucoup d’autres grandes multinationales, IBM cherche à offrir l’accès général mondial simultané (WWSGS, pour World Wide Simultaneous General Availability) à ses produits. Cela signifie que la documentation qui accompagne un nouveau produit doit être disponible en même temps dans toutes les langues ciblées, et cela n’est possible que si l’entreprise emploie beaucoup de traducteurs. « La demande pour des traducteurs ne peut qu’augmenter dans l’avenir. »

Après les activités formelles, les participants ont pu profiter du reste de la soirée pour reprendre contact avec leurs anciens collègues et professeurs, et pour cultiver leurs réseaux professionnels. « Le monde de la traduction est tout petit, a commenté M. Clifford, et les événements comme celui-ci sont d’une importance capitale pour créer et entretenir des relations. »

Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon


Publié le 6 octobre 2009