La professeure Ellen Gutterman remporte le prix Lemieux

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Ellen Gutterman, la nouvelle professeure embauchée tout récemment par le département de sciences politiques de Glendon, savait qu’elle avait 25 % des chances de remporter le prix Vincent-Lemieux 2007, puisqu’elle faisait partie des quatre finalistes pour ce prix qui récompense la meilleure thèse présentée à une université canadienne au cours des deux dernières années. Mais elle a quand même été renversée d’apprendre qu’elle était la grande gagnante, lors du Congrès des sciences humaines 2007 qui a eu lieu à Saskatoon, en Saskatchewan, du 26 mai au 2 juin.

La thèse d’Ellen Gutterman, intitulée On Corruption and Compliance: Explaining State Compliance with the 1997 OECD Anti-Bribery Convention [Corruption et conformité : du respect par les États de la Convention sur la lutte contre la corruption de l’OCDE], lui a permis d’obtenir, en 2005, son Ph. D. de l’Université de Toronto. Son travail, une étude admirable des raisons que peuvent avoir les États de se plier, ou de ne pas le faire, à d’importantes normes ou ententes internationales, se fonde sur une analyse comparative des réactions de quatre États relativement semblables (les États-Unis, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni) à la Convention de 1997 sur la lutte contre la corruption de l’OCDE. Le comité de sélection de l’organisation qui décerne le prix Vincent-Lemieux, l'Association canadienne de science politique (ACSP), a déclaré : « Ellen Gutterman offre une interprétation théorique originale du casse-tête de la (non) conformité, à partir de considérations non matérialistes sur la façon dont une norme internationale s’articule à un contexte politique et normatif national particulier. Ses théories sont bien appuyées par des études comparées d’une fructueuse densité. La combinaison de raffinement théorique et méthodologique, l’excellence des analyses de cas réels et une présentation claire et engageante font du travail d’Ellen Gutterman une thèse exceptionnelle, dans un domaine d’un grand intérêt et d’une grande importance pour les relations internationales. »

Le prix Vincent-Lemieux est nommé en l’honneur du renommé politologue de l’Université Laval, et remis chaque deux ans à l’auteur de la meilleure thèse de doctorat soumise, en anglais ou en français, à une université canadienne au cours des deux années précédentes, dans l’un des domaines des sciences politiques.

Le Congrès des sciences humaines, qui en est à sa 76e édition, est un colloque universitaire de premier plan au Canada, et un rendez-vous important pour les professeurs et chercheurs, anciens ou futurs. C’est la plus grande rencontre universitaire au Canada et un événement multidisciplinaire unique au monde, puisqu’il embrasse l’ensemble des sciences humaines.

En 2006, quand le Congrès a eu lieu sur le campus Keele de York, environ 8 000 délégués de plus de 68 sociétés savantes s'étaient réunis à Toronto, venus de toute l’Amérique du Nord, d’Europe, d’Afrique et d’Asie pour présenter leurs travaux et discuter de certains des sujets sociaux et culturels les plus importants de l’heure. La rencontre de cette année est le plus important colloque jamais tenu à Saskatoon.


« Le dîner de remise des prix à Saskatoon [le 29 mai] était très chouette, a déclaré Ellen Gutterman. C’était fantastique de recevoir un tel honneur, et plus encore d’entendre les hourras de nombreux collègues quand on m’a nommée. J’étais absolument ravie! »

Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon


Publié le 7 septembre 2007