La professeure de Glendon Yukari Takai reçoit une importante subvention pour ses recherches sur la transmigration japonaise

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La professeure d’histoire de Glendon Yukari Takai (à droite) a reçu une importante subvention du CRSH pour ses recherches sur la transmigration japonaise à travers le Pacifique et la frontière Canada-États-Unis, de 1882 à 1941. La subvention de 80 000 $, sur une période de trois ans, lui permettra d’étudier l’histoire des migrants et des colons japonais qui sont arrivés au Canada, après avoir traversé le Pacifique, puis ont poursuivi leur migration vers les États-Unis pendant l’ère de l’exclusion de 1882 à 1941.

Grâce à plusieurs projets de recherche et à de nombreuses publications, Takai est aujourd’hui reconnue comme une spécialiste de l’histoire de la migration et des changements démographiques. Sa récente étude des mouvements migratoires vers le Québec/la Nouvelle-Angleterre et au sein de cette région au 19e et au 20e siècle a fourni un nouveau cadre d’examen de l’expérience immigrante. Takai, qui a étudié et enseigné au Canada et au Japon et est chercheuse Fulbright au Center for the Study of Ethnicity & Race à l’Université Columbia à New York, apporte une perspective personnelle à sa recherche.

« Les questions primordiales qui définissent le cadre de mon étude dans ce contexte historique crucial sont les suivantes : pourquoi les ouvriers, fermiers, étudiants, entrepreneurs, épouses et prostituées japonais ont-ils poursuivi leur migration aux États-Unis après être arrivés au Canada; et comment les actions humaines et les règlements des états ont-ils façonné leur migration transfrontalière dans le Nord-Ouest Pacifique et au-delà », explique Takai. Elle compte étudier comment les multiples acteurs de la migration – les migrants et les colons, les autorités réglementaires des états, les transporteurs et les agents de migration comme les employeurs de main-d’œuvre contractuelle, les propriétaires de pension de famille et les passeurs de clandestins – ont façonné et négocié la main-d’œuvre et la mobilité des migrants ainsi que le pouvoir des états-nations au moment même où le Canada et les États-Unis mettaient en place un ensemble de lois et de règlements d’exclusion basés sur la race.

Un article de Marika Kemeny, agente de communication à Glendon.


Publié le 12 novembre 2010