Un professeur de traduction de Glendon donnera la formation CETRA 2005 à San Pellegrino

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Daniel Simeoni, professeur à l’École de traduction de Glendon, donnera la session d’été 2005 du CETRA. Fondé en 1989, le CETRA (Research Centre for Translation, Communication and Cultures) examine les phénomènes traductionnels du point de vue culturel et communicationel. À l’origine, le Centre faisait partie du Penn-Leuven Institute for Literary and Cultural Studies à Louvain, en Belgique. En 1996, il a été relogé à la Scuola Superiore per Traduttori e Interpreti de San Pellegrino en Italie, où il tient chaque année son programme de formation spécial. Depuis la création du programme en 1989, ces prestigieuses séances de formation intensive ont attiré près de 200 participants en provenance de cinq continents.

Le Centre forme de jeunes universitaires qui se spécialisent en traduction, habituellement au niveau du doctorat, et participe activement à la coordination de projets de recherche collectifs et individuels à travers le monde. Les activités du CETRA incluent également la promotion de publications, la consultation en gestion langagière, l’organisation d’un programme européen de maîtrise en communication d’entreprise (EMBC) et de nombreux autres projets pertinents.

Daniel Simeoni a suivi sa formation en linguistique théorique et formelle à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris. Son intérêt constant pour le concept et les pratiques de la traduction l’ont incité à se pencher sur les interactions discursives dans des contextes interculturels utilisant des construits similaires. C’est ainsi que lorsqu’il était collaborateur de recherche au Québec, il a cosigné plusieurs publications dans le cadre de divers projets financés par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSHC).

Finalement, il a décidé d’explorer les possibilités d’une sociologie de la traduction basée sur les traducteurs, plutôt que sur les systèmes, structures et normes qui les guident. Sa thèse de doctorat à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (Traduire les sciences sociales. L’émergence d’un habitus sous surveillance: Du texte support au texte-source) était une tentative de fonder historiquement cette nouvelle approche.

Avant d’émigrer au Canada, Simeoni était membre permanent du corps professoral au Département des langues de l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI). Il est professeur à temps plein à l’École de traduction de Glendon depuis 1998. Il a été directeur du programme de deuxième cycle en traduction (MA) de 2001 à 2004. Il étudie présentement l’histoire et la sociologie de la traduction grâce à deux subventions du CRSHC.

« Cette nomination en tant que professeur CETRA 2005 m’a pris complètement par surprise. Je suis en année sabbatique et je donnais un séminaire dans le cadre du nouveau programme international de doctorat en traduction et études interculturelles à Tarragone en Espagne quand j’ai appris la nouvelle, dit Simeoni. Bien sûr, je suis ravi, non seulement au plan personnel, mais aussi pour la reconnaissance tant académique que symbolique qui en découle pour l’École de traduction de Glendon, pour la Faculté des études de deuxième cycle de l’Université York et pour la discipline de la traductologie. »

Les professeurs CETRA sont invités à prononcer quatre conférences d’envergure sur la traduction et la communication interculturelle devrant un auditoire composé d’universitaires spécialisés, dont des étudiants doctorants de nombreux pays. « C’est une occasion unique d’échanger des connaissances et de susciter des réflexions plus poussées sur les questions interculturelles dans un monde où la circulation de l’information est encore souvent perçue dans un sens restreint, technique. C’est aussi une base idéale pour établir et développer des liens additionnels et étendre la portée de l’Université York à la génération d’universitaires montante sur la scène internationale », a ajouté Simeoni.

Aujourd’hui, la traduction est un objet de recherche dans un nombre croissant de disciplines et elle est maintenant le thème de congrès et de publications partout dans le monde. Simeoni confirme que ça n’a pas toujours été le cas. « Il est important dans ce contexte que le corpus développé depuis trente ans par les chercheurs, en contact étroit avec les praticiens, soit reconnu et intégré. Il est également essentiel que les maisons d’enseignement, de concert avec les départements d’études supérieures, demeurent ouvertes aux meilleures formes de recherche interdisciplinaire sur les questions socioculturelles. Le développement des connaissances dans ce domaine, qui présente un intérêt universel, n’a jamais été plus urgent.

« Je tiens à remercier les étudiants que j’ai eus dans mes cours de traductologie depuis mon arrivée au Collège Glendon en 1998, en particulier ceux dont j’ai supervisé la thèse de maîtrise. Ils m’ont sans cesse prouvé l’utilité de la réflexion collective sur les pratiques et le concept de la traduction dans tous ses modes, partout où existe une diversité de langues et de cultures », a conclu Simeoni.

Article soumis par Marika Kemeny, agente de communication de Glendon


Publié le 15 février 2005