Stages et échanges internationaux font de la MAPI le rendez-vous de l’élite étudiante canadienne et étrangère

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Les étudiants du programme de maîtrise en Affaires publiques et internationales (MAPI) de Glendon viennent de partout au Canada, et de plusieurs pays autour du monde. Les étudiants actuellement inscrits représentent plus d’une demi-douzaine de pays, dont la France, les Philippines, l’Afghanistan, le Tibet et le Brésil.


Cette élite choisit la MAPI de Glendon à cause de ses qualités exceptionnelles : la possibilité de faire ses études dans de petits groupes qui travaillent dans l’esprit des séminaires, dans un collège où l’interaction directe entre les professeurs et les étudiants est favorisée et où l’administration veille à ce que chaque étudiant profite des meilleurs moyens de réussir. Le campus bilingue de Glendon est par ailleurs l’endroit idéal pour acquérir une connaissance parfaitement fonctionnelle des deux langues officielles du Canada.

La MAPI offre un programme interdisciplinaire qui met à profit une grande variété de disciplines, des études canadiennes aux études féminines, en passant par l’économie, l’histoire, les études internationales, le droit, la philosophie, les sciences politiques et la sociologie. Cette vaste culture universitaire est essentielle à la compréhension des multiples relations croisées qui tissent la trame des affaires publiques.

À droite : Wandrille Jumeaux

Les étudiants ont l’occasion de développer une connaissance approfondie des processus liés aux politiques et à la gestion publique ainsi que des forces qui les modèlent. Ils examinent les processus décisionnels propres au domaine public, ainsi que les relations entre les structures de l’État et la société civile. Ils sont appelés également à effectuer une revue générale des institutions publiques canadiennes et des différents contextes internationaux dans lesquels elles évoluent.

L’un des points forts du programme est la possibilité d’effectuer un stage au sein d’une organisation gouvernementale ou non gouvernementale. Les étudiants de la maîtrise acquièrent ainsi une connaissance pratique de la vie professionnelle, en plus de travailler sur des situations et des problèmes authentiques. Un exemple remarquable : le partenariat signé en 2009 entre Glendon et le Commissariat aux services en français du gouvernement ontarien, qui prévoit un stage d’été rémunéré de quatre mois. Bethan Dinning, étudiante à la MAPI, a travaillé ainsi, en français, comme analyste des politiques au Commissariat, de mai à août 2009. Son travail consistait à étudier les politiques en matière de langues officielles en contexte franco-ontarien. Cette année, plusieurs stages se dérouleront dans différents ministères du gouvernement fédéral et du gouvernement provincial de l’Ontario, comme les Affaires intergouvernementales, l’Environnement et les Affaires francophones.

À gauche : Cory Angeletti

La MAPI comprend également un volet international, qui offre aux étudiants l’occasion unique de faire un stage à l’étranger pendant le premier trimestre de leur seconde année d’études. Cette année, 12 étudiants de la première promotion de la MAPI ont passé un trimestre dans des universités étrangères, à Paris, à Oslo, à Istanbul, à Barcelone, à Rio de Janeiro, à Mexico et à Québec. 

Les candidats à la maîtrise peuvent choisir aussi l’option de double diplôme qu’offre le programme en collaboration avec l’Université de Strasbourg, en France. Glendon accueille actuellement trois étudiants de Strasbourg, qui sont en train de terminer la première année de leur programme de double diplôme. En septembre, ils retourneront à leur université d’attache en compagnie d’étudiants de Glendon, qui eux termineront là-bas la deuxième année de ce « programme double ».

Wandrille Jumeaux, étudiant de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Strasbourg, était inscrit au programme de MAPI de Glendon (double diplôme) pour l’année universitaire qui s’achève. Son établissement d’attache reconnaît l’importance d’une expérience internationale. Après ses deux premières années d’études postsecondaires, il a passé un an à New Delhi, où il a travaillé pour une organisation non gouvernementale indienne spécialisée en intervention humanitaire et sociale dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’apprentissage des métiers. « J’étais le seul étranger au sein de l’organisation, explique-t-il, ce qui m’a permis de vivre en immersion dans un milieu où on voit les choses de façon complètement différente. »

Le jeune homme termine actuellement sa première année de maîtrise à Glendon. Il retournera à Strasbourg pour faire sa deuxième année, à la suite de laquelle il recevra deux diplômes, l’un de York et l’autre de son université d’attache. « Quand j’aurai terminé mes études, je veux travailler pour un gouvernement régional, en France. Je veux travailler à la conception des politiques publiques, donc dans la fonction publique, mais pas à titre de fonctionnaire. Mon expérience à Glendon me permettra de mieux comprendre certains domaines comme l’environnement, les affaires étrangères, la sociologie, et d’autres. » De fait, le jeune homme suit actuellement des cours hors programme, dont l’un sur les problématiques féministes, afin d’aborder des sujets moins étudiés dans son pays. « Le système français a tendance à se concentrer sur les politiques et les structures françaises, explique-t-il. L’enseignement est magistral plutôt qu’expérientiel et n’offre pas autant d’occasions de participer. L’expérience canadienne me donne plus de latitude pour apprendre, étudier et réfléchir. »

À droite : Eric Muller

Pour lui comme pour les autres étudiants étrangers, l’expérience à Glendon est une fenêtre ouverte sur la culture nord-américaine, son mode de vie et son organisation urbaine. Il est très heureux de vivre cette expérience bilingue dans une communauté tissée serrée, où les classes sont petites. « C’est nouveau et enrichissant pour nous, étudiants français, d’avoir tant d’occasions d’exprimer notre opinion en classe, et de participer aux décisions en choisissant nos sujets et nos méthodes de travail. »

« La MAPI est un programme aussi tonique et exceptionnel que je m’y attendais avant de commencer », déclare Cory Angeletti, une étudiante de première année originaire de Mississauga, en Ontario. « Les nombreux cours permettent aux étudiants d’apprendre à connaître une grande variété de structures politiques et de questions liées aux politiques, tant nationales qu’internationales. Ce sont des cours qui nous forcent à être critiques quant au contenu et à imaginer de nouvelles façons de réfléchir à ce qu’on nous enseigne. »

Cory Angeletti aimerait travailler au service des relations gouvernementales d’une organisation non gouvernementale. « Le programme de MAPI me place en situation de choisir entre le secteur public et le secteur privé, puisque j’ai une connaissance solide des travaux du gouvernement canadien et de ses politiques internationales.

La petite taille du campus de Glendon favorise une ambiance amicale, mais le Collège dispose de tous les moyens et de toutes les traditions des grands établissements, ajoute-t-elle. Les petites classes nous donnent également plus d’occasions d’apprendre concrètement. » Elle loue aussi le soutien fourni par le corps professoral et par l’administration, dont les membres connaissent chaque étudiant et sont toujours prêts à écouter et à conseiller.

« Les cours de la MAPI ont été très difficiles, et en même temps très gratifiants », précise pour sa part Eric Muller, un autre étudiant de première année, qui vient de Burlington, en Ontario. « Chaque cours a un contenu intellectuel et un contenu professionnel, ce qui nous donne à la fois un point de vue théorique sur les problèmes contemporains et une formation pratique sur la conception de politiques liées à ces problèmes. Le colloque hebdomadaire
Le Canada et sa place dans le monde, en particulier, nous a permis de faire le pont entre les théories étudiées en classe et les exemples réels. Des orateurs de haut niveau, venus de tous les domaines des affaires publiques et internationales, nous ont donné un aperçu du fonctionnement concret des politiques et nous ont permis de mieux comprendre le rôle du Canada sur la scène internationale. »

Eric Muller se dit très impressionné également par la qualité de ses collègues du programme. Parce qu’ils viennent de disciplines tellement diverses, les étudiants apportent à leur groupe une abondance de connaissances et d’expériences. « Même si nous nous rejoignons en plusieurs points, j’en suis venu à admirer tout spécialement les aspirations de chaque individu. J’ai la certitude que chacune de ces personnes jouera un rôle de leader dans son domaine, que ce soit au Canada ou à l’étranger. » Quant à ses propres aspirations, Eric Muller se prépare à une carrière dans le domaine public, privé ou parapublic, où les approches intellectuelles des problèmes propres à notre époque, jointe à l’apprentissage pratique de la conception de politiques afférentes, lui assureront un départ en excellente position.

Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon


Publié le 6 avril 2010