Le principal de Glendon, Kenneth McRoberts, reçoit un doctorat honorifique à l’Université Laval

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Le principal de Glendon, Kenneth McRoberts, a reçu un doctorat honorifique de l’Université Laval, le 30 septembre, à l’occasion du colloque « Penser le politique au 21e siècle ».

Dans son allocution, lors de la cérémonie de remise du doctorat, le recteur de l’Université Laval, Michel Pigeon, a fait l’éloge de « la magistrale contribution à la science politique que Kenneth McRoberts a offerte aux Canadiens et, particulièrement, aux Québécois ». M. Pigeon a souligné que M. McRoberts, un spécialiste des relations Québec-Canada au sein de l’État fédéral, « a merveilleusement su expliquer et partager sa passion pour les deux cultures appelées à cohabiter ». Et d’ajouter : « Cet éminent politologue s’est révélé, au fil des ans, un émissaire écouté des deux mondes qu’il connaît si bien. » En remettant le doctorat honorifique, Michel Pigeon a qualifié M. McRoberts d’« ambassadeur respecté au sein même de son pays ».

Kenneth McRoberts est titulaire d’un baccalauréat de l’Université de Californie, à Santa Barbara, ainsi que d’une maîtrise et d’un doctorat en science politique de l’Université de Chicago. Professeur au département de science politique de l’Université York depuis 1969, il a été nommé principal du Collège Glendon en 1999. Ex-président de l’Association canadienne de science politique, il a été directeur du Centre Robarts en études canadiennes et, pendant six ans, rédacteur en chef de la
Revue internationale d’études canadiennes.

M. McRoberts a beaucoup écrit sur la politique québécoise, le fédéralisme canadien, la politique linguistique, les questions constitutionnelles et l’étude comparée des mouvements nationalistes. Il est l’auteur de nombreux articles sur ces questions, notamment
The Charlottetown Accord, the Referendum and the Future of Canada (codirigé avec Patrick J. Monahan) et Beyond Quebec: Taking Stock of Canada. Il a rédigé plusieurs ouvrages très appréciés du public, qui ont été traduits en français et dans d’autres langues. Il a notamment écrit Développement et modernisation du Canada, Un pays à refaire : l’échec des politiques constitutionnelles canadiennes et, dernièrement, Catalonia: Nation-building without a State. Le 11 juin dernier, le gouvernement français a nommé M. McRoberts officier de l’Ordre des Palmes académiques. Dans son allocution lors de la remise des Palmes, Hugues Goisbault, Consul général de France à Toronto, a déclaré que M. McRoberts est « l’un des meilleurs spécialistes de la politique canadienne, en particulier des questions liées au fédéralisme et aux relations entre le Québec et le reste du Canada, relations qui demeurent la question déterminante en politique canadienne ».

Dans son discours de remerciement, à Laval, M. McRoberts a retracé l’évolution de son intérêt profond et continu pour la politique canadienne et le bilinguisme. Il a présenté un aperçu de la scène politique dans les années 60 – au début de sa carrière – et une analyse de la situation actuelle à l’égard des deux cultures. Il a conclu en déclarant : « ...La question nationale continue de nous hanter, malgré les tentatives d’un leader incroyablement doué de l’éliminer totalement de la vie politique canadienne. Nous sommes encore témoins de l’impact qu’exerce la fracture sociale clairement identifiée il y a si longtemps par la Commission Laurendeau-Dunton et les politicologues pionniers que nous allons honorer [à ce colloque]. » M. McRoberts a ajouté : « Aucun titre ne saurait mieux me combler que celui “d’ambassadeur respecté au sein même de son pays’’. »

Par Marika Kemeny, agente de communication à Glendon


Publié le 6 octobre 2004