Milos Jankovic au colloque sur les politiques canado-étatsuniennes

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Milos Jankovic, un étudiant de 4e année inscrit en double concentration de sciences politiques et d’études françaises, était l’un des principaux conférenciers lors du colloque international des étudiants sur les politiques bilatérales du Canada et des États-Unis qui s’est déroulé les 25 et 26 mars à Niagara Falls (New York).

À droite : Milos Jankovic à la conférence

Supervisé pour ce projet par le professeur de sciences politiques Radha Persaud, Milos Jankovic présentait une communication intitulée Give War a Chance: Canada Must Remain in Afghanistan La guerre a droit à sa chance : le Canada doit rester en Afghanistan »]. Son argumentation repose sur l’idée qu’un retrait précoce d’Afghanistan, contrairement à ce qu’en pense l’opinion publique canadienne, est une stratégie malavisée et néfaste, dont les conséquences pourraient être très pénibles. « Le pacifisme n’est pas, ne sera jamais une solution viable dans la réalité de l’après-11 septembre, déclare M. Jankovic. Un changement de paradigme en Occident nous a amenés à intervenir de façon agressive et directe. Le Canada ne doit jamais oublier ce qui peut arriver si on permet à l’extrémisme d’incuber : New York, Londres et Madrid ont toutes été victimes de ses actes aveugles. Le Canada doit rester jusqu’au bout, coûte que coûte. »

Le colloque annuel Crossing Borders est ouvert aux étudiants de tous les cycles universitaires dont les travaux portent sur les politiques locales ou étrangères canado-étatsuniennes, en particulier sur les questions frontalières. Chaque année, les futurs spécialistes canadiens et étatsuniens des gouvernements se rencontrent pour discuter des politiques bilatérales de ceux-ci, que ce soit à l’échelle des nations, des provinces ou des états.

De gauche à droite : Jankovic avec Joan Sumner du Service des relations universitaires du consulat général des États-Unis à Toronto

« C’est une occasion rare pour les étudiants : on leur offre une tribune universitaire pour formuler leurs thèses, en débattre et en prouver la validité », explique Milos Jankovic. Il s’agissait de la deuxième participation du jeune homme à ce colloque. En 2008, il avait présenté une communication intitulée Roadblock: U.S. Economic Sanctions on Iraq [« Barrage routier : les sanctions économiques des États-Unis contre l’Irak »], sous la supervision du professeur Edelgard Mahant, du département de Sciences politiques de Glendon.

Organisée par la State University of New York (SUNY) sur son campus de l’Université de Buffalo, la rencontre de cette année avait lieu en même temps que le colloque annuel de la Binational Tourism Alliance (BTA). « Pour les étudiants, il s’agit d’une expérience unique, qui leur offre un point de vue sur les intérêts continentaux, sur l’engagement mutuel des autorités canadiennes et étatsuniennes et leur rôle coopératif dans l’économie et la politique », selon M. Jankovic.

Crossing Borders 2010 accueillait aussi un grand nombre de conférenciers de haut niveau, dont Tina Valdecanas, première directrice, Stratégie et Image de marque, pour Research Triangle Park (Caroline du Nord); Bill Elliott, vice-président au développement des affaires pour Canada’s Technology Triangle (Kitchener, Ontario); Christina Anne Luhn, directrice de Mega Region Initiative (Californie); et Ian Burkheimer, directeur des partenariats pour la région économique Pacifique­–Nord Ouest pour l’état de Washington. Dans l’auditoire figuraient Joan Sumner, du Service des relations universitaires du consulat général des États-Unis à Toronto, ainsi que Daniel Kolundzic, directeur des relations politiques et économiques au consulat général du Canada à Buffalo.

De gauche à droite : Jankovic avec Daniel Kolundzic, directeur des relations politiques et économiques au consulat général du Canada à Buffalo
 
« Je dois énormément au professeur Persaud, pour l’attention minutieuse qu’il a accordée à mon projet, a déclaré Milos Jankovic. Sans son aide, ma communication n’aurait pas été aussi solide et convaincante. Chaque argument, chaque affirmation, chaque déduction ont été mis en question, jusqu’à ce que ma démonstration soit parfaitement cohérente. Sa supervision a été un facteur clé de ma progression intellectuelle, pas seulement dans le cas de ce travail-ci, mais tout au long de mes études de 1er cycle. » Milos Jankovic a rendu hommage également à Jean-Pierre Thomas, professeur au département d’Études françaises, dont les cours lui ont permis d’améliorer de façon marquée ses compétences analytiques. « Le professeur Thomas a influencé durablement, lui aussi, mon voyage intellectuel. »

Milos Jankovic participe activement à la vie étudiante de Glendon. Cette année, il était directeur général du scrutin pour l’Association des étudiants et étudiantes du collège Glendon (AÉCG). Ses projets s’orientent vers des études à la Faculté de droit, ou vers une maîtrise en sciences politiques. « J’aimerais bien devenir professeur d’université, dans le domaine des relations bilatérales entre le Canada et les États-Unis. »

Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon


Publié le 19 avril 2010