Un colloque étudiant prometteur au Collège universitaire Glendon (Université York)

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Les 2 et 3 mai 2007, s’est tenu à Glendon, le campus bilingue de l’Université York, un colloque organisé pas les étudiants de la Maîtrise en études françaises et de la Maîtrise en traduction de cette institution. Les jeunes chercheurs, réunis autour du thème « Recherches en linguistique, littérature et traduction », ont pu partager avec le public leur expérience scientifique, leurs idées et leurs aspirations, dans cette atmosphère de dialogue amical si propre à Glendon. Les langues du colloque étaient le français et l’anglais.


Le colloque a été ouvert par la directrice du programme de Maîtrise en études françaises, madame Françoise Mougeon. Madame Mougeon a rappelé les enjeux de ce genre de rencontres dans la vie universitaire de Toronto, tout en mettant l’accent sur l’importance de ce deuxième colloque étudiant à Glendon. Elle a souhaité la bienvenue à tous les participants et à tous les invités, en particulier monsieur Bruno Ryff, consul de Suisse nouvellement arrivé à Toronto.

C’est madame Colette Noyau, professeur au Département des Sciences du Langage de l’Université de Paris-X-Nanterre, qui a présenté la conférence inaugurale, sous le titre « Des temporalités paradoxales dans la fiction narrative : la langue peut-elle créer des chimères temporelles? ». Elle a proposé d’aborder la question de la temporalité en associant sémantique temporelle, psycholinguistique textuelle et pragmatique du texte littéraire, pour déboucher sur une appréciation de quelques procédés linguistiques en jeu dans la construction de temporalités paradoxales.

Les communications ont porté sur divers aspects de la linguistique, des études littéraires et de la traduction. Ouvrant la première séance, Elise Bayle (doctorat en Études anglophones, Université de Paris X-Nanterre), a parlé « De l’utilité des classiques dans la théorie, la pratique et la pédagogie de l’écriture créative ». À sa suite, Luan Canaj (MA en Études françaises, Littérature) a analysé « L’intertextualité dans le roman L’Ignorance de Milan Kundera ». La présentation de Hajnalka Kukoda (MA en Études françaises, Linguistique), qui s’ancrait dans la psycholinguistique, a souligné « Le rôle de la langue première dans l’apprentissage de la langue seconde : une approche socioculturelle ».

Au cours de l’après-midi, Kasia Wlos-Krajewska (MA en Études françaises, Littérature) a illustré « L’image des hommes dans l’écriture d’Annie Ernaux », tandis que Caroline Morrissette a fait appel aux confrontations textuelles pour mieux « Traduire l’érotisme », sujet encore peu étudié. Dans sa communication, Bryna Gelman a mis l’accent sur « L’aptitude et son influence sur l’apprentissage des langues étrangères », puis Amanda McLachlan Darling s’est interrogée sur « L’Oulipo : une littérature oubliée ? », alors que Marina Marukhnyak a traité de « L’apprenant en difficulté d’apprentissage et l’acquisition des langues secondes ».
À l’issue de cette première journée, les participants étaient conviés à une réception offerte par le bureau du Principal de Glendon.

Natacha Lenina (MA en études françaises, Littérature), ouvrant la deuxième journée par une communication intitulée « Du signe linguistique à la sémiotique du théâtre », s’est proposée d’emprunter la sémiologie comme voie de passage entre la linguistique et la littérature. La communication de Julie Proulx (MA en Traduction) a pour sa part soulevé la question suivante : « La traduction donne-t-elle (un) lieu à la culture ? ». Shanti Liverpool a invité l’auditoire à rendre hommage au genre épistolaire. Sa communication : « L’exil dans la correspondance de Jacques Roumain à sa femme », a été suivie par celle d’Alana Chalmers « The value gap: Translators in the modern context ». Teresa DePinto a quant à elle évoqué « La figure libertine : la marquise de Merteuil dans Les Liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos ». L’intervention d’Anne A. Ihejirika (PhD en Études anglaises, Université York) avait pour sujet « The Possibilities and Limitations of Translation and Rewriting as Literature in Chinua Achebe’s Arrow of God and Maryse Condé’s Windward Heights (La Migration des cœurs) ».

La conférence de clôture, portant sur « Le rôle de la traduction et du traducteur dans les humanités » a été magistralement donnée par Lyse Hébert (MA en Traduction, Université York).

Une table ronde présidée par monsieur Daniel Simeoni, directeur du Programme de maîtrise en traduction, et par madame Françoise Mougeon, est venue couronner le colloque. Consacrée à « La traduction de l’impossible, l’effacement des frontières : la nouvelle recherche », cette table ronde et les débats animés qui ont suivi, ont bien mis en valeur le caractère interculturel et pluridisciplinaire de la réflexion et des travaux de tous ces jeunes chercheurs.

Nous ne pouvons qu’applaudir à la réussite d’un événement qui s’est déroulé, il faut le souligner, dans l'enthousiasme et dans le plaisir du savoir partagé.

Pour de plus amples renseignements, consulter le site Web du colloque auquel on peut accéder à partir du site de la Maîtrise en études françaises : www.yorku.ca/francais ou de celui de la Maîtrise en traduction : www.yorku.ca/trans. Le site du colloque donne également accès aux communications des participants.

Un article de Luan Canaj, Natacha Lenina, Kasia Wlos-Krajewska, Elise Bayle, Alana Chalmers, Marina Marukhnyak


Publié le 11 juin 2007