La Noche Latina de Glendon fait fondre la déprime hivernale

Share

Une bouffée de chaleur tropicale a réchauffé les corps et les cœurs lors de la Noche Latina à Glendon, les 1er et 2 mars derniers. Danse, chansons, musique latino-américaines : l’Ensemble musical de Glendon (EMG), qui jouait à guichet fermé, a chauffé la salle et ramolli les genoux, et fait oublier pendant deux heures les affres de la neige et de l’hiver qui n’en finit pas.

De Oye cómo va à Tico, tico en passant par Corcovado, Tristeza et Bamboleo, des airs connus interprétés avec grand talent et un charme irrésistible ont ravi l’auditoire, qui s’est régalé aussi de compositions inédites. Parmi celles-ci, Look up to the Sky, de Glenn Williams, le guitariste de l’EMG : une pièce complexe et raffinée à la manière de Jobím.



Captivée par le son très dense provenant de la grande diversité d’instruments - cordes, guitares, flûte, clarinette, accordéon, batterie, percussions et clavier - la foule ondoyait aux rythmes des mélodies, et s’est même laissé aller à taper des mains.


L’EMG, créé en 1999, s’enorgueillit de ses trente-trois membres, étudiants pour la plupart mais aussi anciens étudiants, membres du corps professoral ou du personnel de soutien de Glendon. En perfectionnant sur le campus leurs talents artistiques, ils illustrent tout à fait l’idéal glendonien d’une vaste culture générale. L’Ensemble, codirigé par Paulo Bittencourt et Cristina Raimondo, aussi dévoués étudiants que polyvalents musiciens, produit ses propres concerts, en plus de participer à d’autres événements à Glendon tels que le Gala du Congé de Mars récent (une activité de recrutement très importante), en recréant chaque fois par la musique une chaleureuse atmosphère. Raimondo nous manquera beaucoup après ses études qui se terminent cette année, même si elle restera toujours codirectrice de l’EMG avec Bittencourt. Le grand nombre de nouveaux membres et de participants enthousiastes augure bien de l’avenir de l’Ensemble.

Le concert a pris fin sur l’interprétation envoûtante de The Girl from Ipanema par Bittencourt, qui s’accompagnait au clavier. L’auditoire, debout, n’était pas encore repu de chaleur tropicale, de mélodies langoureuses et de fourmis dans les jambes. Pas un qui avait envie de retourner dehors, sous la neige…

Article soumis par Marika Kemeny, agente de communication à Glendon


Publié le 16 mars 2005