Glendon célèbre l’excellence en enseignement et en recherche

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Le 16 novembre dernier avait lieu à Glendon la fête annuelle qui souligne l’excellence des professeurs de Glendon en enseignement et en recherche. Alexandre Brassard, directeur du Service de la recherche, et Reagan Brown, agente de recherche, coprésidaient l’événement.

Après nous avoir donné un avant-goût de la version entièrement refondue du site Web consacré à la recherche à Glendon, qui sera inaugurée très bientôt, Reagan Brown a présenté sur PowerPoint les résultats de cette année dans le domaine de la recherche. Pour un si petit établissement, la quantité de publications et de projets en cours est impressionnante : 9 monographies, 52 articles savants, 25 chapitres ou parties de livres, 3 directions d’ouvrages et un financement total de 751 787 $ obtenus pour la recherche.

Trois Prix d’excellence du Principal ont été remis au cours de la cérémonie, l’un pour la contribution exceptionnelle à la recherche depuis trois ans, un autre pour l’excellence en enseignement chez les professeurs réguliers et le troisième pour l’excellence en enseignement chez les chargés de cours.

À gauche : La professeure Cynthia Zimmerman

Le prix d’excellence en recherche a été attribué à Cynthia Zimmerman, qui enseigne la littérature et la création littéraire au département d’Études anglaises. « Les trois dernières années ont été particulièrement productives pour la professeure Zimmerman, et bien qu’elle ait publié un ouvrage par année depuis 2005, en ce qui concerne sa carrière universitaire, cette productivité n’est pas du tout exceptionnelle et ne montre aucun signe de tarissement, déclare la professeure Ann Hutchison, directrice du département d’Études anglaises de Glendon, dans sa lettre de mise en candidature. Le cœur de ses travaux a consisté à faire connaître les textes et les pièces de théâtre des auteures canadiennes et à les rendre accessibles à la communauté universitaire, et plus largement à tous les membres du milieu du théâtre au Canada. Sa monographie intitulée Playwriting Women: Female Voices in English Canada (Toronto: Simon Pierre, 1994) a été saluée comme un ouvrage fondateur dont la lecture est devenue essentielle dans cette discipline ».

À droite : Quelques membres de la faculté célèbrent avec Cynthia Zimmerman (au centre)

Dans son mot de remerciement, Zimmerman a expliqué que Glendon lui avait offert son premier emploi après qu’elle eut obtenu sa maîtrise de l’Université de Toronto, dans les années 1960. Elle a terminé son doctorat (Université de Toronto, 1977) sur la folie dans le théâtre moderne alors qu’elle travaillait déjà à temps plein. « J’ai vu la production cinématographique de La persécution et l’assassinat de Jean-Paul Marat tel que monté par les patients de l’asile de Charenton sous la direction du Marquis de Sade (une pièce de Peter Weiss) par Peter Brooks et, pour parler en termes contemporains, c’était génial. L’association de l’histoire, de la mise en scène et de la démence et la naïveté de la performance se sont combinées pour moi en un sujet de recherche. »

Son premier projet d’envergure, The Work: Conversations with English-Canadian Playwrights (Coach House Press, 1982) – un livre qui présente des entrevues avec 26 dramaturges canadiens et comprend de l’information essentielle au sujet de l’obtention de financement et les défis de la dramaturgie – a été réalisé en collaboration avec Robert Wallace, professeur d’art dramatique à Glendon.

Tout en continuant d’enseigner le théâtre canadien et anglophone à Glendon, Zimmerman n’a jamais cessé d’écrire et de publier, surtout au cours des dernières années. The Betty Lambert Reader (Playwrights Canada) a été publié en mai 2007. En 2008, elle mettait la dernière main au troisième tome des œuvres complètes de Sharon Pollock et à l’automne 2010, Playwrights Canada Press publiera une autre importante édition signée de sa main, Reading Carol Bolt / by Carol Bolt.

À gauche : Les membres du département d'Études anglaises de Glendon félicitent les professeures Zimmerman (au premier rang, troisième de la gauche) et Russell (au premier rang, quatrième de la gauche)

Cynthia Zimmerman a remercié Ann Hutchison et Carol Fraser, professeure d’anglais à Glendon, d’avoir proposé sa candidature, et a exprimé sa reconnaissance à l’égard de l’appui enthousiaste manifesté par l’ensemble de son département, dont plusieurs des membres étaient présents. « Le théâtre canadien est florissant, a-t-elle déclaré, et des compagnies majeures comme Soulpepper s’engagent de plus en plus envers les œuvres canadiennes. Je suis très fier de faire partie de cette mouvance. »

À droite : Le professeur Radu Guiasu reçoit le prix du principal McRoberts

Le Prix d’excellence du Principal pour l’enseignement chez les professeurs réguliers a ensuite été offert à Radu Cornel Guiasu, professeur en Études sur l’environnement et la santé.

Omid Fekri, un étudiant qui en est à sa dernière année d’études, a parlé au nom de tous les étudiants qui ont proposé la candidature de M. Guiasu. « Le professeur Guiasu représente cet enseignant exceptionnel, capable de rendre les sciences fascinantes et accessibles à des étudiants qui ne sont pas venus à l’Université avec un intérêt marqué pour les sciences », a déclaré le jeune homme, qui a suivi six cours avec le professeur jusqu’à ce jour. En fait, les étudiants ont accordé au professeur Guiasu la marque d’approbation phénoménale de 95 %, assortie de commentaires tels qu’« inspirant », « accessible », « érudit », « très juste et sincère ».

À gauche : G-d : Omid Fekri, Radu Guiasu et Kenneth McRoberts

« Le professeur Guiasu consacre énormément d’efforts à concevoir des cours originaux et à les présenter au niveau le plus élevé; il attend le même niveau de réponse, dans une atmosphère d’éthique professionnelle qui est une source d’inspiration, a déclaré O. Fekri. Le contenu de ses cours et sa façon d’enseigner hors du commun, joints à des notes de cours et un matériel audiovisuel d’excellente qualité, nous ont permis de nous plonger dans le monde de la biologie et de terminer nos études avec une compréhension profonde du sujet. Le résultat est que beaucoup d’entre nous, inscrits ou non en concentration, avons suivi ses autres cours, et même parfois choisi les Études de l’environnement et de la santé comme domaine de spécialité. Nous, ses étudiants, sommes réellement reconnaissants de ce que nous avons reçu de lui. »

M. Guiasu a remercié les étudiants et le principal pour le prix qu’il a reçu et a confirmé qu’il adorait l’enseignement, un domaine dans lequel il marche sur les traces de son père, Silviu Guiasu, professeur émérite de mathématiques et de statistiques à York. Radu Guiasu a publié 20 articles scientifiques et un ouvrage de même nature intitulé Entropy in Ecology and Ethology (Nova Science Publ. Inc., 2003), dont il est en fait le co-auteur, avec son père.

Il est titulaire d’un baccalauréat ès sciences avec spécialisation en biologie de l’Université York (1986), d’un baccalauréat en éducation de l’Université de Toronto (1989), ainsi que d’une maîtrise et d’un doctorat en zoologie de cette même université (1991 et 1997). Au fil du temps, il a cumulé six années d’expérience en recherches postdoctorales à l’Université de Toronto et a effectué des recherches approfondies en écologie, en comportement animal, en biologie de la conservation et en biologie de l’évolution, sur le terrain, en laboratoire et dans des collections muséales, notamment au Musée royal de l’Ontario.

À droite : G-d : Elise Divay avec la professeure Danielle Russell

C’est ensuite la professeure Danielle Russell du département d’Études anglaises qui a reçu le prix d’excellence en enseignement chez les chargés de cours. Elise Divay, qui vient d’obtenir son diplôme en Études anglaises à Glendon (B.A. avec spécialisation, 2009), a pris la parole au nom des étudiants qui ont proposé la candidature de Mme Russell.

« Que la professeure Russel reçoive ce prix est très important pour moi, et pour un grand nombre d’autres étudiants, parce que c’est une reconnaissance de son expertise et de son professionnalisme d’enseignante, et une façon d’honorer sa contribution inestimable à notre département d’Études anglaises, a déclaré Elise Divay. Je suis convaincue que le fait d’encourager la curiosité, la passion et la confiance en soi chez les étudiants compte parmi les qualités les plus méritoires d’un enseignant dévoué, et la professeure Russell fait tout cela de façon admirable. » L’étudiante a remercié la professeure pour ses cours pleins d’esprit et inspirants qui suscitent la réflexion; elle l’a remercié également pour son engagement profond envers son travail et la réussite de ses étudiants. « Merci de faire de notre éducation à Glendon une expérience merveilleuse, en partageant votre passion et vos connaissances, mais en instillant aussi votre curiosité et votre motivation dans nos esprits et nos cœurs. »

Danielle Russell, qui a obtenu tous ses diplômes de l’Université York, est titulaire d’un doctorat (Études anglaises, 2003) pour sa thèse sur l’écriture des femmes du 18e au 20e siècle, Between the Angle and the Curve: Mapping Gender, Race, Space, and Identity in Selected Writings by Willa Cather and Toni Morrison [« Entre l’angle et la courbe : le tracé du sexe, de la race, de l’espace et de l’identité dans certaines œuvres choisies de Willa Cather et Toni Morrison »]. « Depuis qu’elle est venue enseigner pour la première fois à Glendon, à l’automne 2003, Danielle Russell s’est révélée extrêmement polyvalente, a déclaré Françoise Mougeon, principale adjointe (Académique et Recherche). Qu’il s’agisse d’enseigner un cours élémentaire, l’histoire de la littérature, la littérature contemporaine ou la littérature pour enfants – le cours pour lequel elle est le plus acclamée – le niveau qu’elle établit pour elle-même et pour ses étudiants est élevé et les résultats, comme les évaluations, sont excellents. »

M. McRoberts et Mme Mougeon ont exprimé leur fierté à l’égard des réalisations des enseignants de Glendon, dans la mesure, notamment, où les deux axes de la recherche et de l’enseignement représentent une lourde tâche pour les universitaires. « Dans le contexte de la réduction du financement des universités, c’est encore plus difficile d’atteindre l’excellence, a déclaré la principale adjointe. Les réussites remarquables de nos enseignants sont donc une grande source de motivation. »

Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon


Publié le 1 décembre 2009