Raymond Mougeon, cochercheur d’une étude de 2,5 millions sur les francophones d’Amérique du Nord

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<p><a href="http://www.yorku.ca/rmougeon/" target="_blank"><img style="float: right;" src="http://myglendon.yorku.ca/tinymce/jscripts/tiny_mce/plugins/imagemanager/files/20110427/MOUGEON_Raymond_sm.jpg" alt="" width="125" height="167" />Raymond Mougeon</a>, professeur de linguistique et directeur du <a href="http://www.glendon.yorku.ca/crlc/accueil.html" target="_blank">Centre de recherche sur le contact linguistique</a> (CRCL) de Glendon, est chercheur associ&eacute; pour un projet qui vient d&rsquo;obtenir une subvention de 2,5 millions de dollars du prestigieux fonds pour les <a href="http://www.sshrc-crsh.gc.ca/funding-financement/programs-programmes/mcri-gtrc-fra.aspx" target="_blank">Grands travaux de recherche concert&eacute;e</a> (GTRC) du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH). <br /><br />La chercheuse principale et directrice de ce projet d&rsquo;envergure intitul&eacute; <em>Le fran&ccedil;ais &agrave; la mesure d&rsquo;un continent : un patrimoine en partage</em> est la professeure France G. Martineau, du D&eacute;partement de fran&ccedil;ais de l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Ottawa. Titulaire d&rsquo;une chaire de recherche sur les langues et la migration en Am&eacute;rique fran&ccedil;aise, Mme Martineau est &eacute;galement directrice du laboratoire <a href="http://polyphonies.uottawa.ca/" target="_blank">Les Polyphonies du fran&ccedil;ais</a> et cofondatrice du <a href="http://www.lfa.uottawa.ca/" target="_blank">Laboratoire de fran&ccedil;ais ancien</a>.<br /><br />Le projet de recherche concert&eacute;e r&eacute;unit 13 chercheurs universitaires et 59 &laquo; partenaires &raquo; canadiens, &eacute;tats-uniens, fran&ccedil;ais et japonais qui repr&eacute;sentent diff&eacute;rentes disciplines, dont la linguistique, l&rsquo;anthropologie, l&rsquo;histoire, la g&eacute;ographie et l&rsquo;informatique. Pendant les sept ann&eacute;es &agrave; venir, ils &eacute;tudieront des histoires de famille &eacute;tal&eacute;es sur 400 ans afin de d&eacute;terminer comment la langue a model&eacute; les communaut&eacute;s et les cultures.<br /><br />Parmi les autres membres du CRCL qui participent &agrave; la recherche figurent H&eacute;l&egrave;ne Blondeau, de l&rsquo;Universit&eacute; de la Floride, Annette T. Boudreau et Rodrigue Landry, de l&rsquo;Universit&eacute; de Moncton, Yves Frenette, de l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Ottawa, Fran&ccedil;oise Gadet, de l&rsquo;Universit&eacute; de Paris Ouest Nanterre La D&eacute;fense (Paris X) et Ruth E. King, de l&rsquo;Universit&eacute; York.<br /><br />En &eacute;tudiant le fran&ccedil;ais parl&eacute; en des endroits aussi diff&eacute;rents que Gatineau, Shediac et La Nouvelle-Orl&eacute;ans, on en apprend beaucoup sur l&rsquo;&eacute;volution des communaut&eacute;s francophones en Am&eacute;rique du Nord. &laquo; Nous &eacute;tudions trois zones d&rsquo;expansion depuis la France, toutes situ&eacute;es de ce c&ocirc;t&eacute;-ci de l&rsquo;Atlantique : la Nouvelle-France &ndash; ce qui est aujourd&rsquo;hui le Qu&eacute;bec, la Louisiane et l&rsquo;Acadie, explique le professeur Mougeon. <br /><br />Si l&rsquo;on se cantonnait au territoire canadien, nous passerions &agrave; c&ocirc;t&eacute; de certains &eacute;l&eacute;ments importants de la francophonie nord-am&eacute;ricaine, la Louisiane, en particulier &ndash; probablement l&rsquo;un des contextes coloniaux les plus riches d&rsquo;enseignement, qui illustre non seulement la colonisation depuis la France, mais aussi la migration secondaire depuis l&rsquo;Acadie. En gros, la langue fran&ccedil;aise a continu&eacute; de vivre, mais dans un milieu compl&egrave;tement diff&eacute;rent du milieu original. &raquo;<br /><br />Selon le professeur de Glendon, l&rsquo;&eacute;quipe de chercheurs pr&eacute;voit aller au-del&agrave; de la linguistique et &eacute;tudier aussi l&rsquo;histoire et la sociologie. &laquo; Nous croyons que pour comprendre l&rsquo;&eacute;volution d&rsquo;une langue, il faut &agrave; tout prix la replacer dans son contexte sociohistorique. &raquo;<br /><br />La recherche emploiera des m&eacute;thodes novatrices, en faisant valoir comme facteurs centraux des transformations d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; les individus et la langue qu&rsquo;ils parlent, et en examinant les relations entre les aspects cognitifs et culturels de la langue. Tr&egrave;s solidement document&eacute;e, l&rsquo;&eacute;tude cherchera &agrave; cerner les pr&eacute;occupations des communaut&eacute;s francophones d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, qu&rsquo;elles soient majoritaires ou minoritaires dans leur milieu ou que celui-ci soit multiculturel. <br /><br />On cherchera enfin &agrave; &eacute;tablir un vaste corpus d&rsquo;occurrences du fran&ccedil;ais en Am&eacute;rique du Nord &agrave; partir d&rsquo;&eacute;changes informels entre individus, qui proviendront de correspondances personnelles ou de conversations spontan&eacute;es. Ce corpus accessible au public sera tr&egrave;s utile pour commencer &agrave; comparer syst&eacute;matiquement les communaut&eacute;s francophones.<br /><br /><br /><span style="text-decoration: underline;"><strong>Au sujet de Raymond Mougeon</strong></span><br /><br />Raymond Mougeon est titulaire d&rsquo;un doctorat en linguistique de l&rsquo;Universit&eacute; McGill. Il a men&eacute; de vastes recherches sur la diversit&eacute; du fran&ccedil;ais parl&eacute; en Ontario, la vitalit&eacute; ethnolinguistique de la communaut&eacute; franco-ontarienne, l&rsquo;histoire sociolinguistique du fran&ccedil;ais au Qu&eacute;bec et en France de l&rsquo;&eacute;poque coloniale (16e si&egrave;cle) &agrave; nos jours, et les comp&eacute;tences sociolinguistiques des &eacute;l&egrave;ves d&rsquo;immersion fran&ccedil;aise. Il a sign&eacute; ou cosign&eacute; un grand nombre de publications et particip&eacute; &agrave; 36 projets de recherche subventionn&eacute;s notamment par le CRSH, le minist&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;ducation de l&rsquo;Ontario et l&rsquo;Association d&rsquo;&eacute;tudes canadiennes et dont la valeur d&eacute;passe les 5 millions de dollars.<br /><br /><em>Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon</em></p>

Publié le 29 avril 2011