Les archives de Pro Tem sur Internet

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Un projet qui fera date a été officiellement reconnu le 8 mai dernier quand la bibliothèque Leslie Frost et le Bureau de l’avancement de Glendon ont lancé un nouveau site Web hébergeant les archives électroniques de Pro Tem, le journal étudiant bilingue de Glendon, fondé en 1962.

À droite : La bibliothéquaire-en-chef de Frost, Julie Drexler et la directrice de l'avancement de Glendon, Marie-Thérèse Chaput accueillent les visiteurs

Selon le site Web du journal, Pro Tem est « …la plus ancienne publication dirigée par des étudiants de l’Université York et le seul journal bilingue de l’Ontario.» Jusqu’à récemment, il était seulement disponible en format papier et son histoire était conservée de manière désordonnée à travers des collections privées de numéros sélectionnés, sur du papier jaunissant et friable, dans les sous-sols et les greniers des anciens rédacteurs en chef de Pro Tem et autres paperassiers. La pire de ceux-ci était la bibliothécaire en chef de la bibliothèque Frost, Julianna Drexler, qui stockait n’importe quel exemplaire sur lequel elle pouvait mettre la main, dans le but de constituer une collection d’archives.

En 2005, Drexler a commencé à superviser des étudiants à temps partiel sur le projet Pro Tem financé par le bureau de la principale adjointe de Glendon, Services aux étudiants, Louise Lewin. Ces étudiants ont classé et scanné les numéros disponibles du journal, surmontant des difficultés techniques variées comme les dimensions inadéquates de la surface de balayage et la fragilité de certains exemplaires.

À gauche : Andrea Kosavic, cyberbibliothécaire à York, explique le système

Puis fut lancé le projet York Digital Journals dont le site donne à présent accès à
15 revues de l’Université York. Sous la direction de la cyberbibliothécaire Andrea Kosavic, tous les numéros ont été numérisés et hébergés sur le site York Digital Journals. « Nos défis étaient nombreux et variés », a commenté Kosavic. « L’énorme volume de papiers, le nombre de participants au projet et le manque de technologie adéquate ont eu pour résultat une progression lente mais nous avons enfin réussi et nous sommes fiers du résultat. »

Et ils peuvent bien l’être avec le site de Pro Tem prêt pour la navigation, la recherche par titre, auteur, date et texte. « Le projet se poursuit », a ajouté Kosavic. « Nous prévoyons créer un résumé pour chaque numéro à partir de 1987-1988, et faciliter la recherche par Google pour les dénicher. Ainsi, dans le monde entier, on pourra avoir accès à cette richesse de documents historiques. » Les résumés des numéros publiés avant 1987 ont été faits par Stefan Caunter (B.A. de Linguistique, Glendon, 1990). La base de données sera continuellement enrichie au fur et à mesure que les numéros actuels seront disponibles.


De gauche à droite - en arrière: George Rust d'Eye, Paul Sheppard, Bob Waller, Chris Spraakman, Andy Michalski, Tom Ellison; en avant: Paul Fabry, Patrick Banville, Marisa Baratta, Christiane Beaupré, Alex Ross, Rosalie Taylor et Terry Walker

La réception organisée à l’occasion du lancement le 8 mai a accueilli beaucoup d’anciens étudiants, dont plusieurs anciens rédacteurs en chef et collaborateurs de Pro Tem. Potin historique intéressant : selon le premier numéro de la publication, le nom « Pro Tem » devait être temporaire (il signifie « pour l’instant ») jusqu’à ce que l’on puisse proposer quelque chose de plus parlant. Mais le nom s’imposa et représente maintenant une identité que personne ne voudrait abandonner.

À gauche : De gauche à droite: ancien co-rédacteur-en-chef de Pro Tem Chris Spraakman et Andy Michalski, rédacteur de Pro Tem en 1970 - 71

« C’est un projet excitant car […] maintenant n’importe qui peut voir que chaque équipe a, au fil des ans, apporté son énergie et fait preuve d’une créativité unique », a dit Chris Spraakman, ancien co-rédacteur en chef de Pro Tem avec Julie Sage (2003-2004). « Contribuer à ce journal a été le temps fort de mes études », a ajouté Spraakman. « J’ai autant appris à Pro Tem qu’en cours. »

Les co-hôtes de la soirée étaient la bibliothécaire Julianna Drexler et la directrice de l’Avancement de Glendon, Marie-Thérèse Chaput, qui portèrent un toast au nouveau site Web avant d’offrir du vin et du fromage aux personnes présentes. Les anciens étudiants, les anciennes équipes de Pro Tem, les étudiants actuels et le corps enseignant ont ensuite été initiés aux arcanes de la navigation sur le site par la cyberbibliothécaire Andrea Kosavic et ont même eu l’occasion de s’essayer à la recherche et à la navigation sur les terminaux informatiques de la bibliothèque.

« C’est formidable pour Glendon », a dit Alex Ross, un étudiant de deuxième année faisant une majeure en philosophie, et le prochain rédacteur en chef pour 2008-2009. « L’histoire de ce journal est l’histoire du campus ; elle sera maintenant préservée et disponible à des fins de recherche pour n’importe qui le souhaite. »

À droite : Les visiteurs essayent le nouveau système en ligne

Pour un autre ex-rédacteur en chef de Pro Tem : « C’est une manière pour le journal étudiant d’être un pont entre le passé et le présent et, en même temps, de rester à jour sur le plan technologique. »

Glendon accueille une large communauté étudiante internationale au cœur de la ville la plus multiculturelle du Canada et du monde. Pro Tem reflète constamment cette diversité en publiant des écrivains de nationalités et de sensibilités variées, accordant la priorité au pouvoir de la voix étudiante.

Il est important de noter que beaucoup de journalistes du Canada ont débuté en écrivant pour Pro Tem, parmi lesquels Harold Levy, John C. P. King, Andrew Nikiforuk, Rhéal Seguin, Vianney (Sam) Carrière, William Marsden, James Daw, Christopher Hume, John Spears, Nick Martin et Paul Weinberg. Le catalogue des journaux est disponible en ligne et accessible à tous ceux qui ont une connexion Internet. Il y a aussi des archives papier à la bibliothèque Leslie Frost du Collège Glendon. L’adresse du site est :
https://pi.library.yorku.ca/ojs/index.php/protem

Un article de Marika Kemeny, agente de communications de Glendon

Publié le 3 juin 2008