L’ambassadeur des États-Unis au Canada donne à Glendon une conférence sur les relations canado-américaines

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L’ambassadeur des États-Unis au Canada, David Wilkins, a choisi une journée symbolique pour prononcer cette conférence : le 11 septembre 2007, soit le sixième anniversaire des événements tragiques qui ont été au coeur de la politique nationale et étrangère des États-Unis depuis leur survenue.

À gauche : David Wilkins

Animée par Radha Persaud, professeur de sciences politiques à Glendon, la conférence publique de D. Wilkins a attiré plusieurs personnalités : le recteur de York, Mamdouh Shoukri, le chancelier de York, Peter Cory, le consul général des États-Unis à Toronto, John R. Nay, le principal de Glendon, Kenneth McRoberts, un éminent associé de Glendon, David Collenette (qui était ministre fédéral des Transports au moment des événements), ainsi qu’une foule record d’étudiants, de professeurs et d’employés de Glendon.

David Wilkins a parlé, à propos du 11 septembre, d’« un jour sombre et solennel de l’histoire américaine [...] qui a vu périr 24 Canadiens aux côtés de 3 000 États-Uniens ». En faisant référence aux avions qui ont dû atterrir d’urgence au Canada ce jour-là, il a ajouté qu’« aujourd’hui [était] une bonne occasion pour les Américains d’exprimer leur gratitude pour l’aide qu’ils ont reçue des Canadiens, qui ont ouvert leurs coeurs et leurs maisons à ceux qui en avaient si grandement besoin ».

D. Wilkins a mis le pied en politique par le biais de groupes communautaires, ce qui l’a amené à jouer un rôle à l’Assemblée législative de la Caroline du Sud. « Je pensais remplir un mandat de deux ans et j’y suis resté 25 ans... J’ai toujours adoré le gouvernement et l’histoire », a-t-il déclaré en évoquant ses souvenirs.

Après deux années en poste au Canada comme ambassadeur, il a exprimé la fascination qu’exerce sur lui le dynamisme de la politique canadienne. Il a fait remarquer la manière très différente qu’ont deux grandes démocraties voisines – le Canada et les États-Unis – d’appliquer les principes démocratiques. Il a comparé le système d’équilibre des pouvoirs qui limite les actions du président états-unien à la concentration du pouvoir et à l’indépendance dont jouit le premier ministre canadien.

Il a souligné sa satisfaction devant l’amélioration des relations entre les deux pays depuis quelques années, à la suite des problèmes qui les ont opposés dans le passé, comme la question du bois d’œuvre et la controverse au sujet de la maladie de la vache folle. « Nous devons travailler main dans la main et nous faire mutuellement confiance », a-t-il commenté.

L’ambassadeur Wilkins s’est montré très ouvert aux questions de la salle, en particulier celles des étudiants qui voulaient connaître son point de vue sur des questions comme les problèmes aux frontières et l’exigence d’un passeport pour voyager aux États-Unis, la position états-unienne sur les changements climatiques, et la mission en Afghanistan. « Les pays de l’OTAN doivent se serrer les coudes dans le contexte de la mission afghane, a-t-il affirmé. Le Canada joue un rôle important là-bas et il accomplit son travail de façon formidable. En définitive, c’est à chaque pays de décider de la contribution qu’il peut apporter et du temps qu’il peut rester [là-bas]. »

En réponse à une question au sujet de la possibilité que les États-Unis mettent en place une « superautoroute » de l’ALENA, David Wilkins a affirmé catégoriquement que son pays n’avait aucun plan en vue d’une union nord-américaine qui pourrait avoir préséance sur la souveraineté des pays concernés. « Les États-Unis considèrent que les frontières et le commerce sont très importants et cherchent à les protéger, non à les abolir », a-t-il déclaré.

Au sujet des aspects les plus importants des relations canado-américaines, l’ambassadeur a indiqué que la relation entre les deux pays est plus étroite et plus forte que les interactions de leurs administrations, qu’elles soient conservatrices ou libérales, républicaines ou démocrates. Selon lui, les deux pays sont liés par des valeurs communes, par l’amitié et la coopération. Ils sont l’un pour l’autre le partenaire commercial le plus important – les États-Unis sont un client privilégié pour les immenses ressources d’énergie, d’eau, de bois, etc., du Canada.

L’ambassadeur Wilkins a exprimé son admiration pour le Canada et pour ses citoyens, et son plaisir d’être en poste ici. Il a conclu en déclarant que « le Canada a de nombreuses raisons d’être fier ».

Au sujet de l’ambassadeur David Wilkins

David H. Wilkins est le 21e ambassadeur des États-Unis au Canada, poste qu’il occupe depuis 2005. Avant cela, il a passé 25 ans à la Chambre des représentants de la Caroline du Sud, dont 11 en tant que président. Il a été le premier président républicain de la Chambre élu dans le Sud depuis la Reconstruction, et l’un de ceux ayant servi le plus longtemps dans tout le pays.

Au cours de ses 25 années à l’Assemblée législative, David Wilkins a été à l’avant-garde de la plupart des projets de réforme d’envergure. Il a rédigé ou coprésenté les projets de loi sur la réforme de l’aide sociale, l’allégement des impôts fonciers, la responsabilité en matière d’éducation, les bourses LIFE, la réforme judiciaire, la restructuration du gouvernement et le principe des peines réelles. Il a joué un rôle prépondérant dans la formulation de la loi historique de la Caroline du Sud sur l’éthique, ainsi que dans le transfert du drapeau confédéré et dans la lutte contre les jeux de hasard vidéo.

Tout au long de sa carrière, D. Wilkins a reçu maints diplômes honorifiques et autres distinctions, dont, en 2004, le Prix d’excellence en leadership d’une assemblée législative d’État (Excellence in State Legislative Leadership Award) remis par la Conférence nationale des assemblées législatives d’État (National Conference of State Legislatures) et le Prix pour service exceptionnel (Distinguished Service Award) remis par l’Association des municipalités de la Caroline du Sud (South Carolina Municipal Association).

Fervent partisan du président George W. Bush, D. Wilkins a occupé le poste de président d’état pendant la campagne Bush-Cheney de 2004 et celui de coprésident de la campagne « Bush pour président » en Caroline du Sud, en 2000.

Originaire de Greenville en Caroline du Sud, David Wilkins détient un diplôme de la Greenville High School, un baccalauréat de la Clemson University et un diplôme en droit de la faculté de droit de la University of South Carolina. Après son service militaire, il est retourné à Greenville où il a pratiqué le droit pendant plus de 30 ans.

Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon


Publié le 28 février 2008