In Memoriam - Vincent Del Buono, diplômé de Glendon

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Vincent Del Buono (B.A. Glendon, 1972) est décédé paisiblement entouré de sa famille, le 13 avril 2010, à l’âge de 60 ans. « Ceux qui ont connu Vince Del Buono seront profondément attristés par la nouvelle de son décès soudain », a déclaré le principal de Glendon Kenneth McRoberts dans son message à la communauté de Glendon. « Vince était non seulement un éminent fonctionnaire au Canada et à l’étranger, mais aussi un diplômé de Glendon très fidèle à notre établissement. Parmi ses nombreuses contributions, on se souviendra de son rôle essentiel dans la création de l’École des affaires publiques et internationales. »


Né en 1949 à Casacalenda, en Italie, Del Buono a immigré au Canada à l’âge de quatre ans (toute sa vie, il a gardé des liens étroits avec sa terre ancestrale et une profonde fierté de ses origines italiennes). Il a grandi dans le quartier St. Clair et Junction à Toronto et a fait ses études au Collège universitaire Glendon et à l’Université de Toronto (MA 1975, LLM 1976). Il a été admis au Barreau de l’Alberta, puis a mené une prestigieuse carrière internationale dans les secteurs de la réforme du droit criminel, de la justice, de la sécurité et des droits de la personne.

Pendant dix ans, Del Buono a été avocat principal auprès de la Commission de réforme du droit du Canada et du ministère de la Justice du Canada. Il a été le président fondateur de l’International Society for the Reform of Criminal Law et de l’International Centre for Criminal Law Reform and Criminal Justice Policy à Vancouver. Pendant les années 1990, il a occupé des postes importants à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime à Vienne et a travaillé en Bosnie-Herzégovine au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU. Il a aussi été secrétaire général adjoint d’Amnistie internationale à Londres.

De 2002 à 2007, il a dirigé le programme Access to Justice mis en œuvre par le British Council au Nigeria. Son travail remarquable lui a valu de recevoir les insignes de l’Ordre de la République du Nigeria. (Il était aussi fier de ses titres nigérians traditionnels, à savoir législateur du Roi et médiateur en chef de l’Émir). Après de nombreuses années à l’étranger, il était revenu récemment vivre au Canada et s’était installé dans une maison idyllique au bord du lac de Niagara-on-the-Lake. Il dirigeait le Niagara 1812 Bicentennial Legacy Council.

Durant sa carrière, Vince Del Buono a enseigné à l’Université McGill, à l’Université d’Ottawa, à l’Université de la Colombie-Britannique, à la Southwestern School of Law à Los Angeles, et à l’Université de l’État de New York à Buffalo. Il avait gardé des liens particulièrement étroits avec l’Université York (où il était chercheur invité et collaborateur émérite de l’École des affaires publiques et internationales de Glendon), et le Massey College de l’Université de Toronto (où il avait été « Don of Hall » pendant ses études de maîtrise et, plus récemment, le premier récipiendaire du Rt. Hon. Adrienne Clarkson Laureateship in Public Service). Vincent Del Buono a eu une profonde influence positive sur de nombreux établissements et sur un grand nombre de personnes.

Il était extrêmement dévoué à la cause des droits de la personne, qui était pour lui non seulement un concept théorique, mais aussi une réalité vivante. Dans sa vie professionnelle et privée, il entretenait un vaste réseau de contacts proches à travers le monde et touchait la vie de ces personnes de multiples façons. Celles-ci se souviendront de sa sagesse, de son intuition, de sa compassion et de son humour.

La famille de Vincent Del Buono recevra ses amis au Morley Bedford Funeral Services, 159 Eglinton Ave West, Toronto, le vendredi 16 avril de 16 heures à 20 heures.  Un service funèbre aura lieu au Newman Centre, St. Thomas Aquinas Roman Catholic Church, 50 Hoskin Avenue, Toronto, le samedi 17 avril à 10 h 30. Un service commémoratif se tiendra à St. Catharines à l’Unitarian Congregation of Niagara, 223 Church St. le 2 mai 2010 à 14 heures. La famille serait reconnaissante que les personnes qui souhaitent faire un don commémoratif adressent celui-ci à Amnistie internationale ou à la Fondation Terry Fox.


Publié le 19 avril 2010