Daniel MacIvor soulève l’enthousiasme des étudiants au Théâtre Glendon

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<p>Le 29 novembre dernier, le Th&eacute;&acirc;tre Glendon accueillait <a href="http://www.danielmacivor.com/" target="_blank">Daniel MacIvor</a>, c&eacute;l&egrave;bre dramaturge, sc&eacute;nariste, r&eacute;alisateur et acteur canadien. L&rsquo;invit&eacute; a parl&eacute; de sa vie et de son art, lu un extrait de sa nouvelle cr&eacute;ation et r&eacute;pondu aux questions d&rsquo;un auditoire &eacute;tudiant fort enthousiaste.<br /><br /><img style="float: right;" src="http://myglendon.yorku.ca/tinymce/jscripts/tiny_mce/plugins/imagemanager/files/20101209/daniel_macivor.jpg" alt="" width="150" height="150" /><span class="image_caption">&Agrave; droite : Daniel MacIvor (photo courtoisie de Guntar Kravis)</span></p>
<p>Dans sa pr&eacute;sentation, la professeure <a href="http://gl.yorku.ca/GlProfProfiles.nsf/UniqueF/GGAT-7NJQ79?OpenDocument&amp;subnavigation=professeurs" target="_blank">Cynthia Zimmerman</a>, du d&eacute;partement d&rsquo;&Eacute;tudes anglaises de Glendon, a parl&eacute; des pi&egrave;ces pr&eacute;c&eacute;dentes de Daniel MacIvor, <a href="http://www.thestar.com/entertainment/theatre/article/774784--communion-a-gentler-daniel-macivor" target="_blank"><em>Communion</em></a> et <a href="http://www.canadianstage.com/whathappensnext" target="_blank"><em>This is What Happens Next</em></a>. Elle a d&eacute;crit son &oelig;uvre comme &eacute;tant &laquo; d&rsquo;une originalit&eacute; saisissante &raquo;.</p>
<p>Le dramaturge a racont&eacute; qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;cole secondaire, il avait &eacute;vit&eacute; le th&eacute;&acirc;tre parce qu&rsquo;il craignait, jeune homosexuel dans une petite ville du Cap-Breton, l&rsquo;attention que la sc&egrave;ne attirerait sur lui. Et ce n&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;universit&eacute; qu&rsquo;il a commenc&eacute; &agrave; &eacute;tudier le th&eacute;&acirc;tre et d&eacute;couvert sa vocation. Sa premi&egrave;re pi&egrave;ce a &eacute;t&eacute; &eacute;crite alors qu&rsquo;il &eacute;tait encore &eacute;tudiant &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Dalhousie.<br /><br />Apr&egrave;s un bref survol de la trame de son &oelig;uvre la plus actuelle, <em>The Best Brothers</em>, le com&eacute;dien a offert une interpr&eacute;tation fougueuse de l&rsquo;une des sc&egrave;nes de la pi&egrave;ce, jou&eacute;e habituellement par deux acteurs dans le r&ocirc;le des deux fr&egrave;res, Hamilton et Kyle Best, et de leur vision respective de leur m&egrave;re d&eacute;c&eacute;d&eacute;e. &laquo; La pi&egrave;ce a beaucoup &agrave; voir avec la mort de la m&egrave;re et ses s&eacute;quelles &ndash; le chien, en particulier, parce que les deux fr&egrave;res doivent maintenant s&rsquo;en occuper, plaisante l&rsquo;auteur. La pi&egrave;ce est influenc&eacute;e aussi par le fait que je suis devenu r&eacute;cemment propri&eacute;taire d&rsquo;un chien. &raquo; Cet apart&eacute; ironique exprimait en fait ce qu&rsquo;il pense de la qu&ecirc;te du sens dans une pi&egrave;ce. &laquo; Je n&rsquo;aime pas beaucoup parler de ce que le texte veut dire; la pi&egrave;ce en sait plus long que moi l&agrave;-dessus. C&rsquo;est ce que disait Michel-Ange : la sculpture est d&eacute;j&agrave; dans le marbre, je ne fais que la d&eacute;couvrir. &raquo;<br /><br />Par la bri&egrave;vet&eacute; et le caract&egrave;re incisif de ses commentaires, Daniel MacIvor a laiss&eacute; beaucoup de place aux interventions stimulantes de son jeune auditoire. En r&eacute;ponse &agrave; la question &laquo; Pensez-vous que le th&eacute;&acirc;tre canadien ait une voix? &raquo; le dramaturge a r&eacute;pliqu&eacute; que &laquo; les Canadiens comprennent l&rsquo;ironie d&rsquo;une fa&ccedil;on que les &Eacute;tats-Uniens ne la comprennent pas &raquo;. Pour lui, le th&eacute;&acirc;tre canadien a sans conteste une voix, et elle est bien distincte de celle de son voisin du sud; le cynisme discret et tendre qu&rsquo;elle exprime est typique d&rsquo;ici.<br /><br />Interrog&eacute; sur les d&eacute;savantages que repr&eacute;sente pour lui le fait d&rsquo;&ecirc;tre dramaturge, il a d&eacute;clar&eacute; que l&rsquo;&eacute;criture permet souvent de d&eacute;velopper &laquo; une exp&eacute;rience professionnelle de l&rsquo;humanit&eacute;. En tant qu&rsquo;&eacute;crivain, on devient &ndash; ne serait-ce qu&rsquo;un peu &ndash; d&eacute;tach&eacute; de la vie et de ses exp&eacute;riences; on est toujours en train de penser &agrave; ce qui pourrait alimenter une pi&egrave;ce. <br /><br />J&rsquo;&eacute;cris pour les gens qui comprennent que la vie est triste, mais aussi que cette tristesse est belle &raquo;, ajoute-t-il, concluant de mani&egrave;re charmante cette rencontre fascinante avec un homme de th&eacute;&acirc;tre attachant au talent reconnu. &laquo; C&rsquo;est extr&ecirc;mement utile de se trouver dans l&rsquo;obligation d&rsquo;expliquer ce que l&rsquo;on pense &ndash; &ccedil;a nous permet de le d&eacute;couvrir &raquo;. <br /><br /><br /><strong>Au sujet de Daniel MacIvor</strong><br /><br />N&eacute; au Cap-Breton, en Nouvelle-&Eacute;cosse, Daniel MacIvor est une voix marquante du th&eacute;&acirc;tre (comme acteur, dramaturge et metteur en sc&egrave;ne) et du cin&eacute;ma canadiens. Parmi ses cr&eacute;ations pour le th&eacute;&acirc;tre figurent <em>See Bob Run, Wild Abandon, 2-2-Tango, This Is A Play, The Soldier Dreams, You Are Here, How It Works</em> et <em>A Beautiful View</em>, ainsi que les pi&egrave;ces pour acteur seul <em>House, Here Lies Henry, Monster</em> et <em>Cul-de-sac</em>, qu&rsquo;il a r&eacute;alis&eacute;es en collaboration avec son ami et coll&egrave;gue de longue date Daniel Brooks. Son &oelig;uvre th&eacute;&acirc;trale a &eacute;t&eacute; maintes fois r&eacute;compens&eacute;e, entre autres par un prix GLAAD et un prix Village Voice Obie pour <em>In On It</em>, et par le prix d&rsquo;excellence globale du festival Fringe de New York, en 1998 et en 2002, pour <em>Never Swim Alone</em>. &Agrave; titre de sc&eacute;nariste, de r&eacute;alisateur ou d&rsquo;acteur, Daniel MacIvor compte &agrave; son actif plusieurs courts m&eacute;trages, notamment <em>The Fairy Who Didn&rsquo;t Want to be a Fairy Anymore</em>, gagnant d&rsquo;un prix G&eacute;nie, et <em>Past Perfect</em>, pr&eacute;sent&eacute; en premi&egrave;re du Festival international de films de Toronto en 2002.<br /><br /><em>Un article de Kathleen Dodd-Moher, &eacute;tudiante de quatri&egrave;me ann&eacute;e en traduction &agrave; Glendon.</em></p>

Publié le 9 décembre 2010