Des cours novateurs et des hôtes prestigieux enrichissent le programme de MAPI de Glendon

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Le programme phare de Glendon, sa maîtrise en Affaires publiques et internationales (MAPI), est offert par l’École des affaires publiques et internationales (ÉAPI), première école du genre au Canada à être bilingue. L’ÉAPI, fondée en 2006, associe à un bilinguisme exhaustif son intérêt premier pour les affaires publiques et internationales; elle explore aussi l’interaction des problèmes nationaux et mondiaux.  Le résultat? Une éducation bilingue de haut niveau à nulle autre pareille, dont le mandat est de préparer les étudiants admis à jouer des rôles de meneurs dans la sphère publique.


Ce programme de deux ans destiné à l’élite en est à sa deuxième année d’existence. Il attire les plus brillants étudiants, du Canada comme de l’étranger, ceux qui ont pour but de devenir les chefs de file de demain. Ils choisissent la MAPI parce qu’elle offre de nombreux avantages et des possibilités que peu d’autres universités canadiennes peuvent concurrencer. Le bilinguisme effectif du programme et du campus de Glendon permet aux étudiants de la MAPI d’améliorer leurs habiletés en langue seconde, jusqu’à atteindre un niveau qui les rendra parfaitement fonctionnels dans la carrière qu’ils choisiront.    

Deux cours du programme intègrent à leur plan de cours des éléments tout à fait novateurs, qui visent à compléter les approches plus théoriques et conceptuelles en fournissant aux étudiants l’incontournable expérience pratique sur laquelle ils bâtiront leur vie professionnelle, une fois leurs études terminées. Pendant le trimestre d’hiver 2009, le professeur de sciences politiques Francis Garon a fait l’essai, avec son collègue de Glendon, Ian Roberge, d’un cours commun de 1re année en gestion publique. Leur approche pionnière consistait à faire une étude de cas sur un sujet unique, de manière à faire découvrir aux étudiants une problématique réelle et substantielle au moyen d’une analyse très détaillée.

À gauche : Francis Garon
 
« Ça nous a demandé une préparation énorme, commente Francis Garon. Ian Roberge, Diane Morissette [la fonctionnaire en résidence] et moi-même avons rassemblé une série de documents – des rapports gouvernementaux, des documents juridiques et des articles de journaux – afin de monter un dossier de référence pour les étudiants. Nous avons aussi produit des résumés et des fiches d’information sur le sujet, et dressé une liste de ressources documentaires. »

Les étudiants travaillaient seuls, mais sur la même question, ce qui devait mettre à l’épreuve leurs compétences analytiques et l’étendue de leurs recherches. L’étude de cas portait sur le conflit qui avait opposé, en 2008, la présidente de la Commission canadienne de la sûreté nucléaire (CCSN), Linda Keen, et le ministre fédéral des ressources naturelles, Gary Lunn, qui l’avait congédiée en arguant qu’elle avait perdu la confiance du gouvernement, à la suite de son intervention dans la fermeture d’un réacteur nucléaire servant à la production d’isotopes médicaux, en décembre 2007.

À droite: Diane Morissette

Les problématiques formulées par les étudiants abordaient des questions liées à l’identification des questions centrales de ce conflit, à la relation entre le politique et l’administratif et au rôle des institutions démocratiques.

La qualité exceptionnelle des travaux et l’enthousiasme des étudiants pour cette expérience se sont traduits par la mise au point de deux nouveaux cas pour le cours obligatoire de 1re année sur le processus d’élaboration des politiques, enseigné cette année encore par le professeur Garon. Le premier cas porte sur la guerre au déficit de 1999, annoncée à l’époque par le ministre fédéral des Finances, Paul Martin. Les étudiants devaient analyser cette stratégie à partir de ce qu’ils avaient appris dans leurs cours sur la légitimité des politiques et sur la façon dont les décideurs peuvent façonner la légitimité. On leur demandait aussi d’établir un parallèle entre la situation de 1999 et la situation actuelle, et d’évaluer si les méthodes de l’époque Martin conviennent aux défis d’aujourd’hui.

Le second cas porte sur la mobilité de la main-d’œuvre à l’intérieur du Canada du point de vue de l’Ontario, en tenant compte des personnes concernées et des intérêts qu’elles s’efforcent de promouvoir.

« Les études de cas sont axées avant tout sur le processus d’élaboration des politiques nationales, explique Francis Garon, et visent à fournir aux étudiants une compréhension fine des institutions et des processus qui sous-tendent l’élaboration des politiques. Nous voulons que les étudiants apprennent les théories et les concepts qui sont à la base des politiques publiques. Avec des étudiants aussi excellents et aussi travailleurs, nous sommes déjà en train de préparer deux autres études de cas pour l’an prochain. »

Cet hiver, la professeure de sociologie Françoise Boudreau donne aux étudiants de la MAPI un autre cours révolutionnaire, qui prend la forme d’un séminaire Capstone. « L’objectif du séminaire est de fournir aux étudiants en fin d’études l’occasion d’intégrer et de mettre en pratique toutes les dimensions des connaissances qu’ils ont acquises au cours de leur MAPI : dimension théorique, méthodologique, analytique, aussi bien que les compétences et le professionnalisme, explique Françoise Boudreau. Pour réaliser le projet Capstone, les étudiants doivent recourir à toutes les facettes de ce programme multidisciplinaire. L’expérience du milieu de travail développée pendant leurs stages est également mise à contribution. »

À droite : Françoise Boudreau

Le projet Capstone de l’hiver 2010 exige aussi la préparation d’un authentique mémoire au cabinet (MC), un travail d’équipe qui culmine avec la présentation de chaque mémoire, lors de la simulation d’une rencontre interministérielle préparatoire à une séance du Cabinet et présidée par Alex Himelfarb, directeur de l’ÉAPI.

« Le mémoire est l’instrument dont dispose un ministre pour proposer une mesure législative et obtenir l’approbation du Cabinet. C’est le véhicule par excellence des recommandations adressées au Cabinet et à ses comités, sur lequel reposent les discussions et les décisions au plus haut niveau.  Cet apprentissage pratique de la production et de la présentation d’un mémoire au Cabinet permet à nos étudiants de maîtriser certains des outils les plus utiles à leur carrière, dans la fonction publique ou ailleurs », ajoute Mme Boudreau.

À gauche : Alex Himelfarb

Glendon jouit d’un avantage incomparable, grâce à la présence et à la participation de la fonctionnaire en résidence (fonction publique fédérale) Diane Morisette, qui accomplit actuellement à Glendon un mandat de deux ans.

« Je me considère un peu comme un relais, puisque j’apporte aux étudiants et aux professeurs de Glendon mon expérience du gouvernement et que je conseille les agences gouvernementales sur le type de jeunes professionnels qu’elles devraient rechercher. Et comme j’ai appris à bien connaître le collège et sa mission, je peux également lui servir d’ambassadrice auprès du gouvernement, des autres établissements et de la communauté en général. »

Diane Morissette a très généreusement consacré son temps, ses connaissances, ses réseaux et ses conseils aux nouveaux cours mis sur pied pour la MAPI. Elle a joué un rôle clé par ailleurs dans le recrutement de conférenciers de haut niveau pour le colloque hebdomadaire du programme, intitulé « Le Canada et sa place dans le monde », en plus de s’être rendue très disponible à l’ensemble des étudiants du Collège grâce à sa politique de la porte ouverte.

Les étudiants de la MAPI sont enthousiasmés par les cours et le milieu d’apprentissage extrêmement stimulant que cultivent les professeurs et le personnel de l’ÉAPI.  L’École s’est attaché d’autres éléments qui ajoutent encore aux occasions d’apprendre dont profitent les étudiants. Depuis le 3 novembre, elle accueille Global Brief, le premier magazine d’affaires internationales au Canada, qui loge à Glendon, et plus particulièrement à l’ÉAPI. Le Centre pour l’étude des défis mondiaux, qui vient tout juste de tenir sa conférence inaugurale, le 24 mars dernier, est un autre établissement qui a son enseigne à l’ÉAPI. 

Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon


Publié le 6 avril 2010