La Soirée des diplômés de l’École de traduction : une fenêtre ouverte sur le marché du travail

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La Soirée des diplômés de l’École de traduction de Glendon a connu une participation record, le 14 mai dernier, ce qui a profité de bien des façons aux personnes présentes. La soirée permet en effet aux anciens étudiants de garder contact avec l’École, ses professeurs et les activités qui s’y déroulent. C’est l’occasion également pour les diplômés et pour les étudiants actuels de faire connaissance et d’échanger de l’information. La soirée offre aussi aux jeunes professionnels l’occasion de faire du réseautage, et aux étudiants, une idée de ce qui les attend au moment de passer de l’université au marché du travail.

La conférencière de la Soirée des anciens, Francine Kennedy, présidente-directrice générale du Bureau de la traduction du Canada, a souligné l’importance d’une donnée nouvelle : le changement démographique majeur que connaît la profession. Les départs à la retraite, effectifs ou imminents, sont tellement nombreux que le milieu de la traduction vit une crise : le manque de praticiens disponibles est criant.

À droite : Claudette Wood, diplômée de Glendon en traduction

Mme Kennedy a illustré la pénurie de traducteurs par une abondance d’exemples, dont celui de la base militaire de Camp Borden, juste au nord de Toronto, qui cherche désespérément des traducteurs vers le français.

Elle a annoncé le lancement d’un tout nouveau programme qui doit permettre au Bureau de la traduction de surmonter cette crise. Il s’agit d’un programme à deux volets destiné au renforcement de l’industrie langagière au Canada. Il comprend, d’une part, un programme de bourses d’études universitaires de 8 millions de dollars répartis sur quatre ans, pour lequel les universités doivent proposer, dès cet été, la création de nouvelles bourses. Le second volet, l’Initiative de l’industrie de la langue (IIL), réserve d’autre part une somme de 10 millions de dollars sur quatre ans à la promotion et au renforcement de l’industrie langagière canadienne.

À gauche : Diplômée de Glendon en traduction Delphine Bregent

« Je suis très reconnaissante de cette occasion de prendre la parole devant tant d’étudiants et de diplômés de l’École de traduction, a déclaré Mme Kennedy. Pour parler franchement : nous avons besoin de vous. »

À la suite de sa présentation, quatre diplômées en traduction ont partagé leur expérience professionnelle dans divers domaines de spécialisation. Deux diplômées anglophones du baccalauréat en traduction, Delphine Brégent, qui travaille à Toronto, et Veronica Cappella, qui travaille à Gatineau (près d’Ottawa) sont employées par le Bureau de la traduction du Canada. Elles disent apprécier notamment la sécurité d’emploi et la diversité de projets intéressants auxquels elles participent.

À droite : Diplômée de Glendon en traduction Lida Nosrati

Claudette Wood, diplômée de la maîtrise en traduction, est une professionnelle indépendante francophone qui travaille de chez elle, dans la région de Toronto. Elle a parlé avec enthousiasme des nombreuses occasions qu’elle a d’aborder une grande variété de domaines, comme l’industrie pharmaceutique et la finance.

Lida Nosrati, titulaire elle aussi d’une maîtrise en traduction de l’École de traduction de Glendon, est allophone; sa langue maternelle est le farsi. Elle a réussi avec brio ses cours d’anglais et de français à Glendon. Elle a ensuite transféré ses compétences à sa langue maternelle. Elle est très demandée par la communauté iranienne de Toronto, à titre d’interprète communautaire indépendante.


Francine Kennedy (au centre), PDG – Bureau de la traduction du Canada parmi des étudiants et des diplômés de Glendon

« Il y a deux conclusions essentielles à tirer de la rencontre de ce soir, a résumé Andrew Clifford, directeur de l’École de traduction de Glendon. Le programme professionnel de notre École fait le pont entre deux missions : offrir aux étudiants, d’une part, les fondements intellectuels d’une éducation dans les arts libéraux; et d’autre part, la formation nécessaire à l’occupation efficace d’un emploi professionnel. Dans ce dernier cas, le contact avec nos diplômés joue un rôle crucial. La seconde conclusion est que, étant donné la conjoncture démographique [du milieu de la traduction], notre École doit contribuer à la résolution de cette crise et relever les défis que pose la satisfaction des besoins de l’industrie. »

Un article de Marika Kemeny, agente de communication de Glendon

Publié le 21 mai 2009