Glendon, un lieu idéal pour «Le français pour l’avenir»

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Une conférence à Glendon sur les avantages d’apprendre le français? Le lieu n’aurait pu être mieux choisi sachant que Glendon est la seule faculté d’arts libéraux au Canada où tous les étudiants suivent des cours dans les deux langues officielles. C’est donc au Collège Glendon que s’est déroulée, le 25 avril, la neuvième conférence annuelle de « French for the Future / Le français pour l’avenir » sous le slogan « Deux langues – un monde de possibilités ». Le programme comprenait une liste impressionnante de conférenciers et de sujets. Des délégués de douze villes canadiennes ont participé à cette conférence d’envergure nationale.



La conférence a débuté par un mot d’accueil du principal de Glendon, Kenneth McRoberts, qui a ensuite cédé la parole à Chantal Gionet, co-présidente du comité torontois de planification de la conférence, et à Anne Kothawala, présidente de son conseil d’administration. Le principal McRoberts a souligné que Glendon a pour mandat d’offrir des études d’arts libéraux en anglais et en français, et que le campus est un exemple concret des objectifs visés par la conférence.

Le discours-programme a été prononcé par John Ralston Saul, C.C., éminent écrivain, essayiste, historien et ardent défenseur du bilinguisme. M. Saul, l’époux de l’ancienne gouverneure générale Adrienne Clarkson, est président d’honneur du « Français pour l’avenir » et l’un de ses membres fondateurs aux côtés de la journaliste torontoise Lisa Balfour Bowen. Après le référendum de 1995 au Québec, les fondateurs du « Français pour l’avenir » ont entrepris d’organiser des conférences pour démontrer leur engagement envers le bilinguisme et les études en français. Leur but : informer et encourager les jeunes Canadiens, tout en célébrant la langue et la culture françaises.

Dans son introduction, M. Saul (à gauche) a souligné l’importance d’avoir des compétences en français, lesquelles représentent un « outil de travail et un instrument de plaisir ». Bien qu’il se soit dit déçu que les élèves des programmes d’immersion en français tendent à parler anglais dès qu’ils quittent la salle de classe, il les a félicités d’avoir choisi d’apprendre l’autre langue officielle du Canada – ce qui leur donnera un avantage important pour l’avenir.

Ensuite, un choix de quatre ateliers – Relations internationales, Science et Technologie, Médias imprimés et électroniques et Arts de la scène - Art dramatique – a été proposé aux étudiants. Chaque atelier était animé par un éminent spécialiste du domaine. Dans le cadre de l’atelier sur les Relations internationales, Philippe Delacroix, consul général de France, et Laurence Hugues, directrice des Communications pour Médecins Sans Frontières, ont dirigé le débat sur l’importance de parler plusieurs langues pour travailler au niveau international, notamment dans les secteurs humanitaire et diplomatique. Line Troster, physiothérapeute, et Christine Pigeon, recherchiste au Centre des sciences de l’Ontario, animaient l’atelier sur la Science et Technologie. L’atelier sur les Médias était dirigé par Kathryn Borel, réalisatrice de Metro Morning sur CBC, et Avril Benoît, animatrice et réalisatrice de documentaires sur Radio One de CBC et à CBC-TV. L’atelier sur les Arts de la scène comprenait un débat sur le rôle du français dans les arts de la scène dirigé par Guy Mignault, directeur artistique du Théâtre français de Toronto, et l’actrice locale Stéphanie Broschart. La matinée s’est terminée par un débat sur ce que veut dire être canadien. Celui-ci était animé par Gordon McIvor, haut fonctionnaire et président sortant du « Français pour l’avenir ».

Après le déjeuner, une rencontre par liaison satellite animée par John Ralston Saul a permis d’accueillir des participants de quatre villes canadiennes : Toronto, Halifax, Winnipeg et Calgary. Les échanges de points de vue ont porté sur le Canada, les relations entre les Anglophones et les Francophones dans le pays et les avantages d’être bilingue dans le monde du travail, au niveau local et international. La rencontre virtuelle a été suivie d’une table ronde des diplômés animée par Clare Mian, directrice de l’école publique John Fisher. La table ronde réunissait quatre professionnels bilingues accomplis qui ont fait valoir l’importance de leurs compétences bilingues dans leur réussite professionnelle.

Les délégués ont déclaré que la conférence avait été un succès et une occasion unique de partager des idées sur la question du bilinguisme. Selon M. Saul, de plus en plus de parents canadiens reconnaissent les avantages de faire suivre des études bilingues à leurs enfants. Il a ajouté que le tissu multiculturel du pays sensibilise les étudiants à une diversité de langues et de cultures, et que l’on constate une augmentation sensible des inscriptions dans les programmes d’immersion en français depuis quelques années. Pour M. Saul, cette hausse confirme le message diffusé par les conférences « Le Français pour l’avenir », à savoir que le bilinguisme est utile pour l’avenir des jeunes d’aujourd’hui : cette compétence leur sert dans le monde du travail, est une source de plaisir et contribue à promouvoir la dualité linguistique sur laquelle a été fondé le Canada.

Cet article a été soumis par Marika Kemeny, agente de communication à Glendon.


Publié le 23 mai 2006