Leur dernier cours à Glendon

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Le mercredi 30 mars : une date historique pour le cours de quatrième année en politique étrangère américaine donné par la professeure Edelgard Mahant. C’est le dernier cours du trimestre et le tout dernier cours de la professeure Mahant à Glendon avant son départ à la retraite.

C’est également le dernier cours de science politique à Glendon pour les étudiants de quatrième année du programme de majeure en science politique, Aaron Willschick et Lawrence « Renzo » Alvarez Conmigo. Le premier a encore quelques cours à terminer l’an prochain et le second est sur le point d’obtenir son diplôme.



Gauche à droite : Aaron Willschick, Professeure Edelgard Mahant et Lawrence "Renzo"Alvarez Conmigo

Au début de leurs études à Glendon, Willschick et Alvarez Conmigo ont suivi un cours de science politique de première année – Introduction à la science politique – avec Mme Mahant, mais sans penser à faire une majeure dans cette matière. « J’ai suivi trois cours avec la professeure Mahant, dit Willschick. Dans toutes les matières que j’ai étudiées, ses cours ont été parmi les plus intéressants, les plus utiles et les mieux enseignés. Dans ses cours, elle est très claire et va droit au fait, mais elle peut aussi être très drôle. Elle est toujours disponible pour donner des informations supplémentaires et les activités extrascolaires qu’elle organise donnent beaucoup de cohésion à la classe. »

Alvarez Conmigo a fait sa troisième année d’études à Amsterdam. « La professeure Mahant m’a fourni de précieuses informations de recherche même quand j’étais outre-mer. Elle m’a aidé à définir le domaine dans lequel je voulais étudier et me spécialiser », ajoute-t-il.

Parfaitement trilingue (anglais, français et allemand), Edelgard Mahant est présentement directrice du Département de science politique. Elle est titulaire d’un baccalauréat de la University of British Columbia, d’une maîtrise de la University of Toronto et d’un doctorat de la London School of Economics. Ses recherches portent sur l’Union européenne, la politique de l’Europe de l’Ouest, le libre-échange nord-américain et la politique étrangère américaine. Elle a rédigé plusieurs ouvrages, dont Invisible and Inaudible in Washington American Policies Toward Canada (1999), Free Trade in American-Canadian Relations (1993) et An Introduction to Canadian-American Relations (1989), ainsi que de nombreux articles.

Mme Mahant est arrivée à Glendon en 1991, après avoir enseigné à l’Université Laurentienne (à Sudbury) pendant 22 ans. Elle est directrice du Département de science politique depuis 1994. Très engagée dans la vie de la communauté, elle a siégé à de nombreux comités au fil des ans ainsi qu’au Sénat du Collège, où elle siège présentement au comité exécutif.

« J’adore enseigner et les étudiants de Glendon sont fantastiques, dit Mme Mahant. Et j’adore tout particulièrement ce moment de l’année, quand ils arrivent en grand nombre avec de bonnes nouvelles : ils ont été acceptés à leur stage, à l’école supérieure ou à l’école de droit. Je suis très fière de mes anciens étudiants et je reste en contact régulier avec bon nombre d’entre eux. Il y a parmi eux au moins deux diplomates, un député et plusieurs titulaires de doctorats. Parmi les autres, il y en a un qui est professeur à la Mount Allison University, un autre qui soumet les causes du gouvernement fédéral à la Cour suprême et un troisième qui est coprésident de la campagne centrale du Parti libéral en vue des prochaines élections fédérales. Au fil des ans, j’ai tellement appris de mes étudiants qui viennent de tous les coins du monde. »

Quand on lui demande ce qu’elle pense de la retraite, elle confie que c’est une idée qui lui fait horreur. « Je suis finalement rendue à l’étape où je connais mes matières si bien que je peux donner mes cours sans une seule note », explique-t-elle, l’œil brillant. Prévoit-elle un retour comme professeure émérite? Fort probablement, après son année sabbatique de l’an prochain, parce qu’elle ne peut imaginer d’abandonner l’enseignement et le contact avec les étudiants. Edelgard Mahant ajoute fièrement que jamais la maladie ne lui a fait rater un cours en 36 ans d’enseignement.

Comme toujours, la professeure Mahant se retrouve à la fin de son dernier cours entourée de ses étudiants, en grande conversation, leur offrant toute l’aide en son pouvoir. La science politique ne sera plus jamais la même sans elle à Glendon.

Article soumis par Marika Kemeny, agente de communication de Glendon


Publié le 7 avril 2005