« Les Inuits et l’Arctique canadien : la souveraineté doit commencer chez nous » : une conférence de la présidente de l’Inuit Tapiriit Kanatami

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Le jeudi 18 octobre, de 15 h 30 à 16 h 30, la Chambre du Sénat du collège Glendon accueillera Mary Simon, présidente de l’Inuit Tapiriit Kanatami, l’organisation fédérale des Inuits du Canada.

Dans cette conférence intitulée « Les Inuits et l’Arctique canadien : la souveraineté doit commencer chez nous », Mary Simon exposera la position des Inuits au sujet de la souveraineté canadienne en Arctique et proposera de nouvelles façons d’affermir cette souveraineté. Informer les gens de l’extérieur de la créativité et de la commodité des politiques domestiques de la société inuite, améliorer le bien-être des communautés inuites de l’Arctique et faire connaître aux gens d’ailleurs la taille et la puissance des navires inuits : voilà quelques-uns des objectifs visés par sa communication.

Dans un article du même titre, publié récemment par le magazine
above&beyond (été 2007), Mary Simon définit quelques-unes des questions les plus importantes touchant les négociations sur la souveraineté de l’Arctique, notamment la participation des chefs inuits à toute discussion de conséquence. « La pierre d’assise de la souveraineté canadienne dans l’Arctique, c’est l’histoire, l’usage et l’occupation millénaires des terres et des eaux de l’Arctique par les Inuits, déclare-t-elle. Les Inuits et le gouvernement doivent partager le pouvoir au sein d’un partenariat crédible, et montrer une détermination commune à résorber le décalage évident qui sépare les Inuits de l’ensemble des autres Canadiens en ce qui concerne la mesure du bien-être. »

Née à Kangiqsualujjuaq (George River) au Nunavik (Nord-du-Québec), Mary Simon a consacré sa vie professionnelle à l’amélioration de la reconnaissance des droits des Autochtones et à la promotion de l’étude des affaires nordiques. Son sens de la diplomatie et sa détermination lui ont valu la considération de nombreux dirigeants au sein des gouvernements et des organisations internationales, et ses conseils avisés sont recherchés internationalement sur des questions importantes comme l’environnement, les droits humains, la recherche scientifique, le développement et la paix. Ses initiatives en matière de développement stratégique dans le domaine des affaires autochtones et nordiques ont été plusieurs fois honorées : Ordre du Canada, Ordre national du Québec, Gold Order du Groenland, Prix national d’excellence décerné aux Autochtones et Médaille d’or de la Société géographique royale du Canada figurent au nombre des récompenses qu’elle a reçues. Elle est membre associé de l’Arctic Institute of North America ainsi que de la Société géographique royale du Canada.


Depuis ses débuts comme productrice et présentatrice au service Grand Nord de la CBC, jusqu’à la présidence de l’Inuit Tapiriit Kanatami, Mary Simon a occupé des postes de responsabilité de plus en plus importants au sein de la communauté inuite. Pendant 14 ans (de 1980 à 1994), elle a été membre du conseil exécutif, puis présidente et envoyée spéciale de la Conférence circumpolaire inuite. À titre de négociatrice d’expérience pour les Inuits, elle a pris part au rapatriement de la constitution, aux Réunions des premiers ministres dans les années 1980 et à l’Accord de Charlottetown. Elle a également été membre de la Commission de mise en œuvre de la Loi sur le Nunavut en 1993. Mary Simon a été ambassadrice des Affaires circumpolaires pour le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international de 1994 à 2003, ambassadrice du Canada au Danemark de 1999 à 2001, membre du Comité consultatif public mixte (CCPM) de la Commission de coopération environnementale de l’ALENA de 1997 à 2000 et présidente de cette même Commission en 1997 et 1998. Elle a été chancelière de l’Université Trent de 1995 à 1999. En 2001, elle a été nommée conseillère de l’International Council for Conflict Resolution du Carter Center. De novembre 2004 à février 2005, elle a contribué à la rédaction des rapports des facilitateurs sur les séances de suivi sectorielles annoncées, le 19 avril 2004, par le premier ministre de l’époque, Paul Martin, lors de la clôture de la table ronde « Renforcer les relations Canada-Autochtones » en matière de santé, d’apprentissage continu, de logement, de possibilités économiques, de négociations et de responsabilisation axée sur les résultats. Mary Simon a agi comme conseillère spéciale auprès de l’Association des Inuits du Labrador lors de la négociation de l’Accord sur les revendications territoriales des Inuits du Labrador, en 2004 et en 2005. Le 7 juillet 2006, elle a été élue présidente de I’Inuit Tapiriit Kanatami.

La conférence du 18 octobre, « Les Inuits et l’Arctique canadien : la souveraineté doit commencer chez nous », est la première d’une tournée nationale effectuée par Mary Simon. C’est là une occasion exceptionnelle pour les étudiants, les professeurs et le personnel de Glendon d’acquérir une vision plus claire et une meilleure compréhension des questions liées aux Inuits et à l’Arctique canadien. La conférence sera prononcée en anglais surtout, mais aussi en français et en langue inuite. Co-présentée par Anna Hudson, professeure du Fine Arts Department à York, et par Ian Martin, professeur d’anglais à Glendon, la conférence est ouverte au grand public. Elle sera suivie d’une petite réception.

Pour de plus amples renseignements, contactez Ian Martin, imartin@glendon.yorku.ca, ou Anna Hudson, ahudson@yorku.ca.

Un article de Marika Kemeny, agente de communications de Glendon


Publié le 15 octobre 2007